John Malkovich : « J’ai toujours préféré la littérature au cinéma »
Acteur, réalisateur, producteur et scénariste américain, John Malkovich a donné, ce week-end, un spectacle à Prague. Au théâtre Hybernia, il s’est produit dans la pièce du dramaturge français Bernard-Marie Koltès « Dans la solitude des champs de coton », aux côtés de l’actrice lithuanienne Ingeborga Dapkūnaitė, connue entre autres grâce au film « Mission : Impossible » et à la série norvégienne « Occupied ». Au micro de Radio Prague Int., John Malkovich a évoqué ses séjours à Prague et au Festival de Karlovy Vary qui l’avait récompensé pour l’ensemble de sa carrière et où il avait même organisé un défilé de mode. Mais avant cela, il a présenté la pièce de Koltès, mise en scène par l’artiste russe Timofey Kulyabin.
Extrait de l’entretien :
« Je crois que cette mise en scène diffère quelque peu de la création originale française de la pièce signée Patrice Chéreau. Nous avons construit le spectacle autour de la question suivante : si vous avez un désir complètement inacceptable pour la société, comment est-ce que vous vous en sortez ? Comment faire face à une telle situation ? »
Savez-vous que Prague accueille une grande exposition consacrée à David Lynch ? Avez-vous le temps d’aller la voir ?
« Malheureusement non, car je suis assez occupé par le spectacle auquel j’ai invité mes amis : ils viennent à Prague pour que l’on passe un moment ensemble. (…) J’aime beaucoup l’œuvre de David Lynch, unique, originale, très américaine. Nous avons monté un projet ensemble qui m’a permis d’interpréter certains personnages de ses films. C’était quelqu’un de curieux. La curiosité est un atout précieux, elle vous permet de connaître et d’apprécier les autres pays et cultures, d’aimer la vie, tout simplement. »
Quel est votre rapport au cinéma tchèque et à la culture tchèque en général ?
« Je ne la connais que très peu, mis à part les pièces de Václav Havel ou les films de Miloš Forman. Je garde un très beau souvenir de Václav Havel : c’était quelqu’un de très humain, drôle et intelligent. (…) J’aime beaucoup le Festival de Karlovy Vary, tout comme j’aime Prague et son architecture. »
« À vrai dire, je n’ai jamais beaucoup r
egardé les films, même pas les films américains. J’ai toujours préféré la littérature au cinéma. J’ai tellement de choses à faire, je passe du temps avec ma petite-fille… En fait, pour des gens comme moi, l’unique possibilité de voir des films est d’être membre du jury dans un festival. Ainsi, j’ai eu la chance de découvrir des films intéressants par exemple au festival de Marrakech et au festival du Caire. Sinon, on passe tout son temps à donner des entretiens ou à faire des séances de photos. Le pire, c’est le Festival de Cannes, où on ne peut pas bouger… ! »













