Automobile - UE : la Tchéquie plaide pour la suppression des règles d’émission de CO2 après 2035
La République tchèque s’efforcera, au sein de l’Union européenne, de parvenir à la suppression complète de l’interdiction des ventes de voitures neuves équipées de moteurs thermiques après 2035, mesure dont l’objectif était de parvenir à une émission nulle de gaz à effet de serre et à une neutralité carbone à l’horizon 2050. En effet, le gouvernement estime que la proposition de la Commission européenne visant à assouplir l’objectif en matière d’émissions est insuffisante. C’est ce qu’a fait savoir son chef, Andrej Babiš, lundi, à l’issue du conseil des ministres.
En décembre dernier, la Commission a annoncé que l’objectif initialement validé en 2022 avait été revu à la baisse et que le but pour les constructeurs automobiles était désormais de parvenir à une baisse de 90 % des rejets de CO2 de leurs flottes neuves par rapport aux niveaux de 2021, et de compenser les 10 % d’émissions restantes.
Le Premier ministre tchèque demande par conséquent l’arrêt des différents projets visant à réduire davantage les émissions dans l’industrie automobile. « Une mesure partielle ou un assouplissement ne nous suffisent pas, nous insistons pour que ces plans soient annulés », a-t-il déclaré. « Nous considérons qu’il est inacceptable que l’on interdise les voitures classiques, qui ont tant investi dans la réduction des émissions et de la consommation. »
Par ailleurs, Andrej Babiš a pointé du doigt la prédominance des voitures électriques chinoises sur le marché européen. Dans ce contexte, il estime qu’il n'est pas opportun de pousser à un renforcement supplémentaire de la mobilité électrique au détriment des véhicules à moteur à combustion.