« Une sacrée gueule de bois, mais quand même de bonnes raisons d’espérer des jours meilleurs »
Depuis la dernière Coupe du monde, et ce, bien que la Reprezentace y ait brillamment raté son grand retour, RPI vous propose un podcast « 100 % foot tchèque ». Pour ce 6e épisode, toujours en compagnie de Lazar Van Parijs, cofondateur du site Footballski.fr et co-auteur de l’ouvrage « À l’ombre du Big Five », retour sur les débuts, très attendus, du nouveau sélectionneur espagnol Santi Denia à la tête de l’équipe de République tchèque. Des débuts plutôt encourageants malgré... quatre défaites en autant de matchs. Explications.
1-2 contre la Croatie puis 0-2 contre l’Angleterre à Prague pour commencer les 26 et 29 septembre, puis 1-3 contre l’Espagne à Oviedo quatre jours plus tard, et enfin 0-3 de nouveau contre l’Angleterre, cette fois à Wembley, mardi dernier, 6 octobre. Quatre matchs et autant de défaites, donc, en l’espace de dix jours. Dix buts encaissés aussi, deux seulement inscrits et, au bout du compte, une dernière place dans le groupe A3, après les quatre premières journées de Ligue des nations, où elle effectue son retour en Ligue A, le niveau le plus relevé dans la compétition.
Tel est le bilan comptable d’une Reprezentace décidément bien mal en point sous les ordres, pour la première fois dans l’histoire du football tchèque, d’un sélectionneur étranger. En tenant compte de trois matchs de Coupe du monde en juin dernier, la République tchèque reste ainsi désormais sur une série de sept matchs sans la moindre victoire, et en cas de nouveau revers (très probable) lors de la prochaine rencontre, la réception à Prague des champions du monde espagnols le 12 novembre, elle établira même un nouveau « record noir », performances de l’ancienne Tchécoslovaquie comprises.
Mais au-delà de ces résultats forcément décevants, l’équipe de République tchèque de football va mieux. Mieux en tous les cas qu’au lendemain d’une participation à la Coupe du monde catastrophique pour son image. En reconstruction, elle doit cet enthousiasme partiellement retrouvé essentiellement au travail d’un homme : son sélectionneur espagnol Santi Denia.
Oui, son équipe a perdu quatre fois. Logiquement. Mais une fois contre une Espagne intouchable depuis déjà plusieurs années, et deux fois contre une Angleterre de Harry Kane médaillée de bronze de la dernière Coupe du monde. Des adversaires objectivement hors de portée de l’actuelle Reprezentace. Mais comme en témoignent les longs remerciements de son public à Prague après la première défaite contre l’Angleterre, les réactions majoritairement enthousiastes – ou positives – de nombre de ses supporters et de médias pourtant traditonnellement critiques et plutôt sceptiques, la République tchèque joue mieux. Ou tout du moins s’efforce-t-elle de le faire.
Certains passages, la deuxième mi-temps contre la Croatie, les vingt-cinq premières contre l’Angleterre à Prague, jsuqu’à l’expulsion de Pavel Šulc, ou encore la deuxième période contre l’Espagne ont confirmé cette volonté de pratiquer un autre football, davantage tourné vers l’avant, davantage basé sur une relance propre de derrière, le jeu court, la technique individuelle et la conservation du ballon.
Oui, malgré les défaites, le football tchèque et sa sélection, grâce à son nouvel entraîneur espagnol, qui a aussi appelé de nouveaux joueurs prometteurs, comme le milieu offensif d’Anderlecht Lukáš Ambros ou l’attaquant d’origine allemande des Glasgow Rangers nouvellement naturalisé Ryan Naderi, ont de bonnes raisons d’envisager l’avenir avec un certain optimisme.
Bref, pour tout savoir (ou presque) sur cette « nouvelle » Reprezentace, c’est ici... « Příjemný poslech » - Bonne écoute de « Kop a Kopaná » !




