Le prix Nobel de la paix pour Navanethem Pillay, « un geste politique fort », selon Petr Macinka

« Un geste politique fort » : c’est en ces termes que le chef de la diplomatie tchèque a qualifié la décision du comité Nobel d’attribuer le prix Nobel de la paix à l’avocate sud-africaine Navanethem Pillay. Petr Macinka (Automobilistes) considère ce choix comme très controversé, soulignant que celle qui a, entre autres, occupé les fonctions de haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et de présidente du Tribunal pénal international pour le Rwandaa a passé « toute sa vie « dans les hautes sphères institutionnelles plutôt que sur le terrain ».

« En termes de profil, elle s’apparente davantage à une ‘apparatchik’ des droits de l’homme qu’à une militante pour la paix », a expliqué Petr Macinka à l’agence de presse ČTK. En qualité de haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navanethem Pillay a également critiqué, en 2010, la situation des Roms en République tchèque et en Slovaquie.

Vice-président de la Cour suprême de Prague, Robert Fremr, qui a exercé les fonctions de juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda ainsi qu’à la Cour pénale internationale, considère la juriste sud-africaine comme « une figure emblématique du droit international » et l’attribution de ce prix comme « une reconnaissance pleinement méritée pour ce qu’elle a accompli en faveur de la justice internationale » ainsi que « pour les institutions dans lesquelles elle a exercé ses fonctions ».