Pétition contre le partenariat de personnes du même sexe

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Le nombre de signatures apposées sous une pétition contre le partenariat enregistré de personnes du même sexe en République tchèque a déjà dépassé 62 000. Cette pétition circule dans les églises catholiques et les fidèles sont appelés à la signer par la Conférence épiscopale tchèque. Vaclav Richter.

C'est ainsi qu'on se prépare à accueillir le projet de loi sur le partenariat de personnes du même sexe qui sera soumis, la semaine prochaine, au cabinet et, en octobre, à la Chambre des députés. A noter que c'est déjà le troisième projet de loi concernant cette problématique, les versions précédentes ayant été rejetées par le Parlement. Le débat risque d'être vif car la communauté homosexuelle tchèque n'entend pas rester passive. A la rentrée, elle déclenchera une importante campagne avec le soutien de nombreux artistes et hommes politiques pour expliquer l'objectif de la nouvelle loi. Les délégués des organisations des homosexuels préparent aussi des rencontres avec des députés et des sénateurs. Le point culminant de cette campagne sera, le 13 octobre, un rassemblement organisé place de la Paix à Prague. Le président de l'Initiative gaie, Jiri Hromada, considère la pétition des catholiques comme hystérique et reproche à ses auteurs de tromper l'opinion. "L'Eglise ne devrait pas mentir en disant que nous allons nuire aux jeunes et à la famille," dit-il. Selon ses paroles, la pétition affirme que la nouvelle loi envisage de mettre le partenariat de personnes du même sexe au même niveau que le mariage, ce qui n'est pas vrai car elle ne doit pas légaliser l'adoption des enfants par les couples homosexuels mais résoudre seulement leurs problèmes de propriété et fiscaux. Les pères de l'Eglise ont donné leur avis dans une lettre accompagnant la pétition. Bien qu'ils appellent les fidèles à respecter les homosexuels, ils estiment que la loi pourrait semer la confusion dans les têtes de certains adolescents. "Il s'agit de ceux, lit-on dans la lettre, qui à cause d'une évolution psycho-sexuelle inachevée où à cause des expériences et pressions négatives, ne s'orientent pas, temporairement, vers un rapport hétérosexuel et ont quelque peine à admettre leur propre identité sexuelle." Le débat sur la nouvelle loi s'annonce donc houleux. Jiri Hromada reste réaliste et évite un optimisme exagéré. "Si la loi passe, ce sera une victoire bien serrée", prévoit-il.