Petr Fiala aux Tchèques : le nouvel ordre international est une occasion à saisir

Le Premier ministre s’est adressé aux Tchèques, lundi, à l’occasion du troisième anniversaire de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine. Selon Petr Fiala, bien que l’ordre international connaisse son plus grand changement depuis la fin du communisme, il convient de respecter la réalité, et cela ne signifie pas que les États-Unis cessent d’être un allié.

Si le chef du gouvernement tchèque considère que la rapidité, la fermeté et la rhétorique de Donald Trump sont surprenantes, le fait que les États-Unis ne se concentrent plus sur l’Europe et ne soient plus le garant de sa sécurité, ne l’est pas, en revanche. « Mais il faut se faire à l’idée que nous avons maintenant un allié qui nous dit ouvertement que le temps est venu pour les États européens de s’occuper eux-mêmes de leurs problèmes », a-t-il expliqué.

S’il a appelé à une réaction face à cette évolution, qu’il considère aussi comme une opportunité, Petr Fiala n’a toutefois pas proposé de solutions concrètes. Il a néanmoins évoqué une augmentation des dépenses de défense à au moins 3 % du produit intérieur brut dans les prochaines années, la nécessité de changements qui permettront des investissements plus importants dans l’armement au niveau de l’Union européenne ou encore la possibilité d’utiliser les biens saisis dans le cadre de l’application des sanctions contre la Russie.