Premier contact avec la Tchéquie : l’aéroport de Prague-Ruzyně

Voilà donc une nouvelle édition de notre guide touristique qui, cette fois, ne nous emmènera pas à la découverte d’attractions touristiques inédites, mais nous fera connaître un peu plus l’un des endroits par lequel le touriste étranger fait son entrée en République tchèque, l’aéroport international de Prague-Ruzyně.

L’aéroport international de Prague reçoit de plus en plus de passagers, environ dans les 13 millions l’année dernière et c’est vraiment l’un des endroits où le touriste étranger pose pour la première fois le pied sur le territoire de la Tchéquie. Qu’est-ce qui l’attend à sa descente de l’avion ? Pour certains passagers ce sont les douaniers et la police des frontières, pour d’autres, ceux qui viennent des pays de l’espace Schengen, pas de contrôle mais toute une gamme de fournisseurs de services : les restaurateurs, les hôteliers, les propriétaires des petits cafés, les chauffeurs de taxi et bien d’autres petits commerçants encore. Le désirs de tous ces patrons de PME est le même : attirer le plus possible le client. Pour cela, il faut donc savoir ce que ce client attend.

A cet effet, l’administration de l’aéroport de Prague a commandé une étude à l’agence Stem/Mark. Cette dernière distribue tous les mois pendant quinze jours un questionnaire en quinze langues aux passagers qui descendent d’avion ou le prennent à Prague. L’agence compte rassembler dans les 17 000 questionnaires remplis d’ici à la fin de cette année. Aujourd’hui déjà on sait, grâce à ces questionnaires, qu’il faudrait améliorer l’hygiène, les possibilités de stationner, la procédure du contrôle des passeports ou abaisser le prix de l’eau minérale à l’aéroport. Les questionnaires nous apprennent aussi que les hommes sont plus nombreux que les femmes parmi les passagers au printemps et à l’automne. Pourquoi ? Parce que ce ne sont pas des périodes de vacances a priori et il y a donc plus de voyages d’affaires. Pourtant, on ne peut pas dire que les voyages d’affaires prédominent à l’aéroport de Prague. Il représente seulement le tiers des passagers.

Aéronale, photo: Barbora Kmentová
Ces derniers temps, l’aéroport de Prague s’efforce de faire passer d’agréables moments aux passagers qui attendent le départ de leur avion ou qui sont en transit. Il s’agit par exemple de l’exposition « Aéronale » qui présente des œuvres d’art contemporain tchèques. Le responsable de l’exposition, l’historien d’art Jiří Machalický nous donne des précisions sur l’installation de celle-ci, sur les endroits où sont exposées les œuvres :

Aéronale, photo: Barbora Kmentová
« Par exemple dans l’enceinte du terminal 1, dans lequel nous avons choisi seulement l’espace libre devant l’entrée, où se trouvent les sculptures de Michal Trpák. Ensuite, nous avons utilisé le couloir de correspondance entre le terminal 1 et le terminal 2 où passe beaucoup de monde. La principale partie de l’exposition est installée dans l’immense hall du terminal 2 où se trouvent diverses œuvres de très grandes dimensions. Quelques travaux sont aussi exposés dans des lieux qui sont interdits au public, dans les « gates » où les passagers attendent d’être enregistrés pour leurs vols. »

On peut passer des moments agréables en admirant ces œuvres contemporaines, certes, mais le plus souvent, on a soif ou une petite faim. Là, l’étude dont nous avons parlé plus haut révèle que l’aéroport de Prague a de grandes réserves, surtout en ce qui concerne la restauration, le Fast Food Servis qui compte 13 établissements. Ce que les passagers critiquent le plus ? Les prix bien trop élevés. Ceci devrait changer, car la direction de l’aéroport a résilié le contrat actuel avec l’administrateur du Fast Food Servis et signé avec une nouvelle société italienne. Les prix devraient être raisonnables – un verre d’eau minérale, par exemple, ne devrait plus coûter plus de 3 euros comme aujourd’hui. Ce n’est pas la seule amélioration qui attend les passagers qui passent par l’aéroport de Prague. Plus de détails avec son Directeur général, Miroslav Dvorák :

« En ce qui concerne les passagers, il s’agit de l’accélération des contrôles et de l’enregistrement, de l’amélioration de ces services pour arriver à respecter d’une manière plus précise les horaires de vol. Du côté des compagnies aériennes, il s’agit d’économie en carburant et en personnel, ce qui aura des retombées positives sur l’environnement. »

D’autres améliorations vont directement concerner les passagers en transit, car selon les études réalisées sur le long terme, l’aéroport de Prague devient de plus en plus un aéroport de transit entre l’Est et l’Ouest. Les passagers en transit manquent le plus souvent d’aires de repos, mais aussi par exemple de la connection wi-fi à l’internet. D’après le directeur commercial de l’aéroport de Prague, Stanislav Zeman, la connection gratuite au web sera disponible d’ici quelques mois dans les deux terminaux. De nouvelles aires de repos devraient être rapidement aménagées, même avec des tables spéciales pour changer les bébés.

Il n’y a pas que des choses à améliorer à l’aéroport de Prague. Dans une étude réalisée par la société Skytrax Report, le port aérien de Prague s’est classé à la deuxième place en Europe centrale et de l’Est. Pourquoi ? Parce qu’il est réputé pour sa propreté. L’orientation est aussi facile dans tous ses espaces, les contrôles, que ce soit de la douane ou de la police des frontières, ne sont pas compliqués et l’enregistrement est, en général, rapide et sans problème. En ce qui concerne la restauration, la nouvelle société italienne qui administrera le Fast Food Servis, devrait offrir un plus grand choix de produits, de repas et de possiblités d’étancher sa soif. Ils devraient y avoir, par exemple, un plus grand nombre de distributeurs automatiques de boissons dans les terminaux.

Par contre, en ce qui concerne d’autres services, comme les taxis ou le stationnement, les usagers de l’aéroport de Prague ne peuvent s’attendre à des améliorations notoires. En effet, ces services ne dépendent pas directement de la direction de l’aéroport de Prague. D’autres usagers continueront d’être insatisfaits, les fumeurs. Ils représentent dans les 3 % du total des passagers, donc dans les 400 000 personnes, mais la direction reste intransigeante : pas question de permettre la cigarette dans les espaces de l’aéroport ! Et c’est avec cette constatation un peu triste pour les consommateurs du tabac que nous refermons notre guide touristique de cette semaine.