Provocations militaires russes : la Tchéquie s’empresse d’exprimer sa solidarité avec la Pologne
En raison de la proximité à la fois géographique mais aussi diplomatique avec la Pologne depuis le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, les réactions ont été promptes et fermes en Tchéquie suite à l’intrusion de dix-neuf drones russes dans l’espace aérien du pays voisin, dans la nuit de mardi à mercredi.
« Nous sommes prêts à contribuer au renforcement de la protection de la frontière orientale de l’Alliance atlantique, et nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires et à répondre aux demandes qui seront décidées par l’Alliance atlantique. »
En attendant de voir les décisions qui seront prises lors de la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU demandée par la Pologne, Petr Fiala, le Premier ministre tchèque, n’a pas tardé, mercredi, à réagir de façon très claire à l’incursion de ces engins volants russes dans le ciel polonais. Un incident ou « violation délibérée » dont le ministre des Affaires étrangères, Jan Lipavský, a estimé qu’il « ne [faisait[ aucun doute qu’il s’agissait d’une attaque russe » :
« Je tiens à exprimer mon soutien à nos alliés polonais. Ce qui s’est passé est tout à fait inacceptable, car il ne s’agissait pas d’un ou deux drones égarés, mais de plusieurs. La violation de l’espace aérien polonais par la Russie est une preuve supplémentaire que la guerre menée par Moscou contre l’Ukrainen nous menace tous et que la situation est vraiment grave. »
Concrètement, en réponse à une demande d’aide formulée directement par la Pologne, qui souhaite davantage de systèmes de défense aérienne ainsi que des technologies de lutte antidrones, le ministère de la Défense tchèque s’est dit prêt à envoyer une unité composée de trois hélicoptères Mi-171Š spécialement conçus pour les opérations spéciales. Une unité qui a déjà été déployée en Pologne dans un passé récent, mais dans un tout autre contexte puisqu’il s’agissait alors de participer aux opérations de secours suite à des inondations catastrophiques.
Selon le chef du gouvernement, qui a déclaré qu’il était temps de faire preuve d’unité mais aussi que les alliés démontrent leur force, ces appareils, qui pourraient être disponibles d’ici quelques jours, peuvent cette fois contribuer à la défense de l’espace aérien européen.
« Nous sommes constamment exposés à différentes formes d’attaques dans le cadre de la guerre hybride que la Russie mène contre nous, mais le simple fait que des drones pénètrent dans l’espace aérien d’un État membre de l’Alliance atlantique est extrêmement dangereux et nous devons tous en être conscients. »
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Par ailleurs, en fonction des besoins et de l’évolution de la situation, et toujours selon le communiqué de presse publié sur son site par le ministère de la Défense, jusqu’à 150 soldats tchèques pourraient être envoyés en Pologne pour une durée maximale de trois mois. Un déploiement qui s’opérerait alors dans le cadre de l’application du mandat pour la participation de l’Armée tchèque aux opérations à l’étranger, qui a fait de la protection des frontières orientales de l’OTAN sa priorité.







