Réunion de 1500 syndicalistes à Prague pour une juste rémunération du travail

Photo : ČTK

La salle de l’Arena Sparta, dans le quartier de Libeň a été le théâtre de la réunion de 1500 syndicalistes désireux de se préparer pour les négociations salariales de l’année prochaine. Pour Radka Sokolová, la vice-présidente de la Confédération tchéco-morave des syndicats (ČMKOS), la plus importante centrale syndicale du pays, il est temps de mettre fin au travail à bas coût en République tchèque.

Josef Středula, photo : ČTK
La Télévision tchèque rapporte que la syndicaliste a fait réagir la salle quand elle s’est lancée dans une comparaison des salaires horaires entre différents pays européens. Ainsi, le salaire horaire moyen en République tchèque atteint seulement 28% de celui en Allemagne et 29% de celui en Autriche.

Son collègue Josef Středula, président de cette organisation forte de 300 000 membres, a abondé dans son sens, jetant un regard désabusé sur les attentes nées après la Révolution de velours. « Après 25 ans, nous sommes bien loin du niveau que nous pensions pouvoir atteindre en 1989. Il se disait alors qu’en cinq ans, nous pourrions rejoindre le niveau de l’Autriche. Les plus pessimistes parlaient de huit ans. Selon les données dont nous disposons actuellement, pour rejoindre les niveaux de l’Allemagne et de l’Autriche, il nous faudra 115 ans » a-t-il déclaré.

La réunion de 1500 syndicalistes, photo : ČTK
Les syndicalistes regrettent que malgré la reprise de l’activité économique, les salaires restent relativement faibles, tout comme les augmentations dont peuvent bénéficier les travailleurs. Pour l’année prochaine, la centrale recommande aux futurs négociateurs de travailler à obtenir des employeurs une hausse du salaire réel de 3% à 5%.

3%, c’est justement l’augmentation dont bénéficieront les salariés de la fonction publique dès le mois de novembre, après une première hausse similaire, voire plus importante pour certaines catégories professionnelles, en début d’année.