Salaires : l’écart entre femmes et hommes en République tchèque reste un des plus élevés en Europe

Photo: Commission européenne

Voilà bien une statistique dont la République tchèque ne peut guère se prévaloir. L’écart de salaire horaire moyen entre les femmes et les hommes reste un des plus élevés dans l’Union européenne. Selon une étude publiée mercredi Eurostat, cet écart atteignait 22,5% en 2015, plaçant ainsi la République tchèque en avant-dernière position parmi les Vingt-huit, pour lesquels la moyenne était de 16,3%.

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Le constat d’écart défavorable aux femmes concerne tous les pays membres sans exception. Même l’Italie, qui fait figure de meilleure élève en la matière, les femmes perçoivent une rémunération inférieure de 5,5% à celle des hommes. A l’autre bout de l’échelle, seule l’Estonie, qui se rapproche des 30%, affiche un écart plus important que celui constaté en République tchèque.

En République tchèque comme ailleurs sur le continent, l’inégalité n’est pas seulement liée au fait que les femmes exercent les métiers les moins bien rémunérés – et ce même si les femmes tchèques n’occupent qu’un quart des postes de managers (directeurs, cadres et autres gérants) contre un tiers pour l’ensemble des Vingt-huit, et donc très loin des 47% de la Lettonie - mais également à la réalité que pour des postes similaires, elles perçoivent moins d’argent que les hommes.

Comme le précise Eurostat, par écart salarial s’entend la différence entre le salaire moyen d’un homme et d’une femme. L’écart de rémunération se définit comme la différence de salaire horaire brut moyen entre les hommes et les femmes salariés en pourcentage du salaire horaire brut moyen des hommes salariés.

Par ailleurs, outre l’inégalité salariale, Eurostat relève que près de 32% des Européennes ne travaillent pas à temps complet. En République tchèque, quelque 10% des femmes sont employées à temps partiel (contre trois sur quatre aux Pays-Bas) pour seulement 2,3% des hommes.

Enfin, 79,3% des hommes et 64,4% des femmes travaillent en République tchèque, soit des chiffres légèrement supérieurs à la moyenne européenne (respectivement 72 et 61%).