Scandale sans précédent en République tchèque

L'hôpital de Havlickuv Brod, photo: CTK

Un ancien infirmier de l'hôpital de Havlickuv Brod est inculpé du meurtre de 7 patients en soins intensifs auxquels il avait injecté de l'héparine, et de tentative de meurtre de 10 autres personnes. Consternée par ce crime, le premier du genre dans l'histoire du pays, l'opinion se demande quel en était le motif.

L'hôpital de Havlickuv Brod, photo: CTK
Les motifs de ce meurtre en série n'ont pas été rendus publics bien que leur auteur - un homme de 30 ans, Petr Zelenka, les ait communiqués à la police. Celle-ci ne croit pas qu'il avait agi pour soulager les patients de leurs souffrances. Les patients étaient âgés de 56 à 80 ans. Parmi les victimes se trouvaient des hommes et des femmes. Certains de ces patients, souffrant de pneumonie ou d'intoxication, avaient une perspective de guérison. Petr Zelenka a été inculpé de 7 homicides prémédités et de 10 tentatives de meurtre. Depuis ce lundi, il est en détention préventive. Il a reconnu avoir tué 7 personnes et ne regrette qu'une chose - avoir été pris.

Les décès à l'hôpital de Havlickuv Brod ont commencé en mai dernier, peu après que Zelenka ait été nommé chef des infirmières. Très intelligent et instruit en matière d'emploi de médicaments, il a commencé à injecter à ses victimes de l'héparine, d'abord en petites doses, donc difficile à déceler.

Pavel Longin, photo: CTK
En augmentant les quantités de ce médicament utilisé contre la coagulation sanguine, il a provoqué chez ses victimes des hémorragies massives. Les décès suspects dûs aux troubles de coagulation ont amené le médecin en chef de l'hôpital Pavel Longin jusqu'à l'auteur des meurtres en série :

« Aux heures d'apparition des troubles, nous avons répertorié les personnes présentes à l'unité des soins intensifs et la conclusion était surprenante : l'infirmier s'y trouvait dans tous les cas, et cela a déjà été un soupçon grave. »

L'infirmier a été licencié, l'hôpital a porté plainte et la police a ouvert une enquête. En dépit de cela, Petr Zelenka s'est fait employer dans l'hôpital de la ville voisine de Jihlava. Et c'est là que la police l'a arrêté, vendredi dernier. Le directeur de l'hôpital ne peut que s'étonner que la police ne les ait pas prévenus. D'après le ministre de l'Intérieur Ivan Langer, elle ne pouvait pas le faire car elle ne faisait que réunir les pièces à conviction. Zelenka risque 25 ans de prison où une condamnation à perpétuité.