Une décision importante pour l'écologie

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L'entreprise et l'écologie ne font pas toujours bon ménage. Une preuve, la décision d'interdire des équipements pour la pratique du ski alpin, dans les monts Jeseniky. Alain Slivinsky s'est intéressé, pour vous, à cette question.

L es pentes du mont Praded, dans le massif des Jeseniky, en Moravie du nord, sont des plus recherchées par les amateurs de ski alpin. Elles étaient équipées de six téléskis ou remonte-pentes. Les pistes comptent parmi les meilleures de la Tchéquie, mais il existe un important problème : les terrains de ski sont sur un territoire naturel protégé ou l'avoisinent. Diverses organisations écologiques protestaient contre la dévastation du territoire, depuis un certain temps. Le ministre de l'Environnement, Milos Kuzvart, a tranché, mais à petite mesure : une des plus longues pistes, avec une flore unique au monde, sera fermée. Selon le ministre, elle commençait à ressembler à un terrain d'entraînement pour les chars de l'armée. Une autre piste sera raccourcie de 80 mètres. Aux craintes des patrons de la région, voyant dans cette décision la perspective de la montée du chômage, le ministre répond : « Sous le mont Praded, il reste 5 téléskis. Pour la protection de la nature, il est nécessaire de limiter certaines activités ». Selon Jan Halfar, chef de l'administration du Territoire naturel protégé de Jeseniky, la décision du ministre est un compromis allant dans le bon sens. D'après lui, le propriétaire des équipements de la piste qui sera fermée, ne respectait pas, souvent, le règlement du Territoire naturel protégé, payait des amendes, alors que d'autres propriétaires s'y soumettaient. Le patron touché pense faire appel à la justice. A cela, le ministre de l'Environnement répond : « Tous savaient bien qu'ils bénéficiaient d'une dérogation, pour une période de cinq ans ». Certaines organisations écologiques ne sont pas satisfaites. Selon elles, c'est une autre piste, celle qui a été raccourcie, qui aurait dû être fermée, car elle nuit beaucoup plus à la nature. L'Union des skieurs tchèques n'est pas contente, non plus. Les responsables affirment que les skieurs de compétition ne pourront plus bénéficier d'un entraînement de qualité, sous le mont Praded. Affaire clause pour le ministère de l'Environnement, car sa décision est sans appel, sauf en justice.