Vers une justice en ligne

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Le Premier ministre Mirek Topolanek et son ministre de la Justice Jiri Pospisil ont présenté le projet de réforme de la justice. Une réforme qui vise à rendre le système judiciaire tchèque plus rapide et plus transparent.

Les priorités gouvernementales pour la justice tchèque et les principaux points de la réforme ont été présentés ce lundi matin. Efficace, transparent, rapide, et moins cher : c’est le système judiciaire vu par le ministre Jiri Pospisil, qui insiste sur les bienfaits de l’électronisation du système :

« Le citoyen va pour ainsi dire pouvoir déposer une plainte par courriel depuis son domicile. Il pourra aussi consulter sur Internet à quelle date et à quelle heure son dossier sera traité par le juge. Il pourra communiquer avec les instances judiciaires de manière uniquement électronique. Mais il devra évidemment se rendre au tribunal s’il doit par exemple être entendu par le juge. »

Libor Vavra
Avec plus de 3 000 en 2007, la République tchèque détient en Europe le record du nombre de juges par habitant. Mais le nombre de litiges augmente d’une telle façon que les dossiers s’empilent. L’union de la magistrature confirme : la moindre petite affaire termine dorénavant devant le juge. Pour Libor Vavra, membre de cette union, la réforme ne portera ses fruits que d’ici quelques années, alors qu’il faudrait agir rapidement pour désengorger les tribunaux :

« Dans l’état actuel des choses, il faudrait être capable de réagir vite. Et puis il faut aussi une volonté politique de réformer l’administration de la justice, parce que sinon cela ne fera ‘qu’améliorer la course d’un cheval déjà exténué’... »

Faire en sorte que la justice tchèque ne soit plus ce « cheval exténué », c’est le but de la future réforme. Une réforme au niveau du personnel aussi, que devrait préciser un prochain audit, avec par exemple une nouvelle loi sur les médiations, qui devraient pemettre de régler davantage de litiges à l’amiable. Des experts doivent encore discuter de cette réforme et le projet final sera présenté en février prochain. Pour le Premier ministre, cette réforme de la justice est aussi importante que la réforme de l’économie du pays dans les années 1990.