Agenda culturel : les pianistes Katia et Marielle Labèque en concert à Prague

Katia et Marielle Labèque, photo: Umberto Nicoletti / Site officiel de Katia et Marielle Labèque

Un pêle-mêle culturel nous attend dans les minutes suivantes. Nous vous invitons à trois manifestations programmées pour cette semaine, et on commence par la musique.

Katia et Marielle Labèque, photo: Umberto Nicoletti / Site officiel de Katia et Marielle Labèque
A l’affiche du 19 au 21 avril de la salle pragoise du Rodolphinum, les sœurs Katia et Marielle Labèque, pianistes de renommée mondiale, interpréteront le Concerto en ré mineur pour deux pianos et orchestre de Francis Poulenc et la Symphonie Manfred en si mineur, op. 58 de Piotr Ilitch Tchaïkovski. Pour ces trois concerts exceptionnels, les sœurs Labèque seront accompagnées de la Philharmonie tchèque, dirigée par le chef d’orchestre américain d’origine russe et l’époux de Marielle Labèque, Semyon Bychkov. Initiées au piano par leur mère, pianiste et professeure de musique, les deux sœurs se produisent ensemble depuis quarante ans, depuis que, à la sortie du conservatoire, elles sont tombées sous le charme du répertoire à quatre mains et deux pianos.

Dans un entretien au journal Le Monde (cf.http://www.lemonde.fr/tant-de-temps/article/2016/06/03/katia-et-marielle-labeque-le-temps-sans-piano-est-aussi-un-temps-d-ecoute), Katia Labèque a expliqué :

« Le deux pianos, c’est très délicat. Un piano et un violon, ce n’est pas pareil car on peut se permettre ne pas être tout à fait ensemble. En deux pianos, c’est impossible. Néanmoins, il ne faut pas être métronomique, scolaire, cadré. Cela nous a pris des années de réussir à bouger la musique ensemble, faire des vagues ensemble. Ne pas faire quelque chose de métrique. C’est le grand défaut des duos de pianos. »

Les deux sœurs virtuoses enchaînent des succès non seulement issus du répertoire classique, mais aussi avec leurs projets alternatifs qui font appel au rock, à la musique expérimentale et parfois aussi à la danse, comme c’est le cas de leur spectacle Love Stories. Les deux sœurs y associent la musique de West Side Story de Leonard Bernstein à Star-Cross’d lovers, une œuvre inspirée de Roméo et Juliette et écrite pour sept breakdancers. On écoute un extrait…

Cinéma : le nouveau film de Jan Hřebejk inaugure le festival Finále

Avis aux cinéphiles : jeudi 20 avril s’ouvrira à Plzeň, en Bohême de l’Ouest, la 30e édition du festival du film tchèque et slovaque Finále. Le coup d’envoi du festival sera donné par l’avant-première du nouveau film du réalisateur Jan Hřebejk, Rodinný přítel (en français L’Ami de la famille). Durant six jours, le festival proposera au public pas moins de 130 films, dont 80 longs-métrages répartis parmi plusieurs sections compétitives. Les jurys du festival, qui a accueilli l’an passé plus de 13 000 spectateurs, seront composés uniquement de professionnels étrangers. Douze films seront en sélection officielle. Finále présentera également les nouveaux films réalisés par des cinéastes locaux entre janvier et avril de cette année, ainsi que des coproductions internationales tournées récemment en République tchèque. Un marché du film, ainsi que des workshops, débats, soirées musicales et littéraires, organisés en marge du festival, auront lieu dans les anciens sites industriels de Plzeň, au DEPO2015 et à la Papírna.

Un concert pour fêter les 40 ans du groupe Jablkoň

Jablkoň, photo: che, CC BY-SA 2.5
Un peu de musique pour terminer cet agenda culturel : tout au long de sa carrière, le groupe Jablkoň, qui compte dix-huit albums à son effectif, n’a pas voulu se cantonner à un seul genre musical, naviguant entre la musique folk, la musique alternative, le jazz ou encore la musique classique. Ce jeudi, Jablkoň célèbre son 40e anniversaire par un concert au théâtre Archa, à Prague. Un autre concert aura lieu le lendemain à Brno, dans le quartier de Líšeň, où le groupe s’était produit pour la première fois devant le public en 1977. Nous vous proposons d’écouter une de ses chansons les plus connues, Velmi nesmělá (Un peu trop timide).