Basket – Euroligue : Sandra Le Dréan, leader de l’USK Prague lors de sa victoire contre l’Union Hainaut

Sandra Le Dréan, photo: CTK

L’ancienne internationale française Sandra Le Dréan a activement participé, mercredi dernier, à la victoire de son équipe, l’USK Prague, contre les Françaises d’Union Hainaut (83-58) en Euroligue. Elle a répondu à nos questions à l’issue du match.

USK Prague - Union Hainaut, photo: CTK
Large victoire de 25 points (83-58), donc, de l’USK Prague en Euroligue aux dépens des Nordistes d’Union Hainaut, club né de la fusion de Valenciennes et de Saint-Amand les Eaux à l’issue de la saison dernière. Une victoire, la deuxième en six matchs d’Euroligue, qui permet aux Pragoises de se relancer dans la course à la qualification pour les play-offs, à la grande satisfaction de Sandra Le Dréan :

« Oui, c’est vrai que si one ne gagnait pas ce soir, c’était fini pour nous. On n’avait pas envie que la saison d’Euroligue s’arrête ce soir. C’est bien cette victoire, on a prouvé qu’on était capables de jouer ensemble, de défendre dur et de faire de belles choses ensemble. C’est ce qu’il faut maintenant, c’est continuer à travailler pour revivre d’autres beaux moments comme celui de ce soir et aller plus loin dans la compétition. »

-Où se situe la différence entre le match aller à Valenciennes où vous aviez perdu de 16 points et celui de ce soir où vous l’emportez avec 25 points d’écart ?

« Déjà, je pense que c’est notre présence défensive. Le total de 58 points encaissés aujourd’hui correspond à ce qu’il faut viser en Euroligue. Avec moins de 60 points, on peut voyager partout. On a pris les rebonds, ce qui nous a mises dans le rythme pour l’attaque. En jouant collectivement défensivement, on est aussi capables de jouer collectivement offensivement, et c’est ce qui est très positif. Après, on a été concentrées dès le début du match. C’était important parce que tous les matchs qu’on a perdus à l’extérieur en Euroligue, c’était à cause des mauvais premiers quart-temps. Il y avait à chaque fois déjà dix points d’écart et à l’extérieur en Euroligue, c’est très difficile de revenir. Donc voilà : de la concentration, de la motivation, de l’envie en défense, et ça donne un beau résultat à l’arrivée. »

Sandra Le Dréan, photo: CTK
-Vous l’avez dit, votre entame de match a été réussie aujourd’hui. Vous avez tout de suite pris l’avantage au score et creusé l’écart. Il y a eu jusqu’à vingt points dans le deuxième quart-temps, puis Valenciennes a recollé et il n’y avait plus que sept points d’avance à la mi-temps. Comment expliquez-vous ce 13-0 encaissé et cette fin de deuxième quart-temps compliquée ?

« Je pense que c’est un de nos problèmes cette saison, un certain relâchement quand on voit que ça va bien. On se relâche au niveau de la concentration et de la défense. Or, en Euroligue, même si elles sont lâchées de vingt points, les équipes ne lâchent pas si facilement, elles sont toujours capables de revenir. Je pense que c’est aussi ce qui pèche un peu quand on joue en ligue tchèque où on a souvent rapidement des points d’avance. On a alors tendance à relâcher notre effort au fil du match, et par rapport à ça, on n’est pas très bien préparées pour l’Euroligue. Il faut donc un investissement plus important en ligue tchèque. Maintenant, c’est super d’avoir gagné ce match important en Euroligue, mais on n’est pas qualifiées pour autant. On profite ce soir, mais dès demain, il faut continuer à travailler pour préparer les deux matchs à domicile qu’il nous reste et qu’il faudra impérativement gagner. »

Vous pourrez entendre plus longuement Sandra Le Dréan la semaine prochaine parler de sa troisième saison à Prague.