Basket - Sandra Le Dréan a prolongé pour deux ans à Prague : « J'apprécie vraiment cette aventure tchèque » (2nde partie)

Sandra Le Dréan, photo: www.uskbasketbal.cz

Seconde partie de l'entretien réalisé avec l'internationale française de basket Sandra Le Dréan à l'issue de sa première saison en République tchèque sous le maillot de l'USK Prague. Une première saison marquée par un bilan sportif positif et une adaptation réussie au style de vie dans la capitale tchèque. Pour preuve de cette satisfaction, Sandra Le Dréan nous avait confirmé lors de notre rencontre qu'elle serait bien encore Pragoise la saison prochaine. Mieux même, elle ne sera plus la seule Française dans ce qui est assurément le plus français des clubs tchèques :

Sandra Le Dréan, photo: www.uskbasketbal.cz

« Oui, je peux confirmer que je serai encore à Prague la saison prochaine. »

-Avez-vous obtenu certaines garanties sur le renforcement de l'équipe ?

« C'est une équipe qui est jeune dans son vécu, par exemple en Euroligue, et qui cherche tous les jours à progresser et à se construire. Dans le discours des dirigeants, du staff et de tous les gens qui entourent le club, cette envie de continuer à progresser est bien présente et c'est ce qui a motivé ma décision de rester. Je sens l'envie de tout le monde de vivre des grandes choses, tant sur le plan européen que national. »

-On peut supposer que votre envie de rester est renforcée par l'arrivée possible d'une autre Française.

« Oui, c'est certain qu'il est toujours intéressant de pouvoir évoluer avec d'autres joueuses françaises à l'étranger. Le fait qu'Elodie Godin (à l'US Valenciennes Olympic cette saison) ait décidé de venir à Prague renforce encore plus la volonté du club quant à l'avenir et à la construction d'une belle équipe. »

-Vous avez certainement renseigné et conseillé Elodie Godin dans sa prise de décision. Que lui avez-vous donc dit sur le basket et la vie en République tchèque ?

« Elle m'a contactée assez tôt dans la saison parce qu'elle a été assez rapidement en contact avec les dirigeants de Prague. Elle était surtout intéressée par le fait de pouvoir continuer à travailler et progresser au contact de joueuses de bon niveau. Je l'ai sentie vraiment motivée. Je lui ai dit que nous travaillions dans de bonnes conditions, que tout était mis à notre disposition pour avoir le meilleur rendement possible sur le terrain et qu'en plus Prague était une très jolie ville. Ce qui ne gâche rien... »

-Votre entraîneur et un des dirigeants du club parlent très bien français. Mais comment expliquez-vous cette orientation choisie par le club de vous faire venir tout d'abord, puis ensuite Elodie Godin ?

« Il faudrait peut-être plutôt demander à notre entraîneur, mais c'est vrai que je suis habituée depuis quelques années à jouer contre l'équipe nationale tchèque dont il est le coach adjoint. Il connaît donc bien le style de jeu français et sans doute l'apprécie-t-il et voit-il des qualités chez les joueuses françaises. Mais c'est vrai que cela a beaucoup facilité mon intégration au sein de l'équipe. La communication a tout de suite été plus facile, tant avec les dirigeants pour les discussions qu'avec le coach pour les entraînements. »

-Enfin, si vous restez, c'est aussi parce que la vie à Prague en dehors des parquets vous plaît. Y a-t-il quelque chose qui vous a marquée, surprise, au cours de cette année ?

« Il n'y a pas beaucoup de points négatifs. J'ai été bluffée par cette ville dès mon arrivée. J'avais vraiment envie de me plonger au coeur de la culture tchèque, de rencontrer des gens différents et de faire en sorte que cette aventure soit la plus riche possible dans tous les domaines. Par rapport à ça, je n'ai donc aucun regret. C'est une expérience enrichissante qui m'a également permis de me découvrir un peu plus. J'ai trouvé ce que j'étais venue chercher, à savoir bousculer un peu les habitudes que j'avais prises pendant onze ans dans le championnat de France. Et puis, encore une fois, Prague est une ville magnifique et j'en ai bien profité ! »

-Et qu'en est-il de vos progrès en tchèque ?

« Je continue... (Rires) Je m'accroche. Ce n'est pas toujours évident, mais j'espère pouvoir au moins comprendre plus facilement et parler avant la fin de la saison prochaine. C'est important pour mon intégration, même si elle a été facile avec les joueuses en anglais. Mais il faut savoir communiquer dans la langue du pays dans lequel on vit. Tout est plus facile. Je suis donc assidue et j'espère faire plus de progrès l'année prochaine. »