Bilan de santé de la PAC : "un bon compromis" pour les Tchèques

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Les ministres de l'Agriculture des Vingt-sept, réunis à Bruxelles, se sont mis d'accord jeudi matin, au terme d'une nuit de négociations, sur le "bilan de santé" de la Politique agricole commune (PAC), une révision à mi-parcours de la réforme de 2003 avant une refonte plus complète en 2013.

Les aides directes que les agriculteurs européens reçoivent de l'Union européenne seront réduites dès l'année prochaine, notamment pour ceux en recevant le plus, pour être redirigées vers des projets de revitalisation du monde rural.

Le texte final adopté par les Etats membres a permis de dégager un compromis qui à la fois tient compte des desiderata des grands pays agricoles et règle les trois points les plus épineux des négociations : le volume des aides directes aux agriculteurs redirigées vers le développement rural, les quotas laitiers et les outils dont disposent les pouvoirs publics pour intervenir sur les marchés des matières premières agricoles.

Pour le ministre tchèque de l’Agriculture Petr Gandalovic, l’accord trouvé jeudi est un « bon compromis » :

« Je pense qu’en aucun cas on ne peut le considérer comme une victoire, mais c’est un pas dans la bonne direction ».

Est-ce que la PAC a été sauvée grâce à ce « bilan de santé » ? On écoute le ministre français de l’Agriculture, Michel Barnier :

« Il y a eu une période, il y a trois ou quatre ans et encore récemment, où il y avait une sorte de grand vent ultralibéral. Tous ceux qui ont de l'Europe l'idée qu'elle doit être simplement une zone de libre-échange, tous ceux qui pensent que le marché règle tous les problèmes, alors qu'on parle de l'alimentation des gens - pas de voitures ni de téléviseurs-, ont eu l'idée de détricoter la PAC. On voit bien avec la crise financière venue des Etats-Unis qu'on a besoin de gouvernance et de politique commune là où elles n'existent pas. Et quand on en a, gardons-les. C'est le cas de la PAC, c'est de la gouvernance économique agricole depuis 40 ans et c'est ça qui explique que l'on a préservé notre modèle agricole et territorial ».


Solidarité syndicale

Initiative inédite en France dans l’industrie automobile : un syndicat du constructeur PSA Peugeot-Citroën, la CGT, a invité le mois dernier des salariés tchèques et slovaques à rencontrer leurs collègues français. Une initiative moyennement appréciée par la direction. C’est un reportage RFi signé Mounia Daoudi et diffusé dans le cadre du consortium européen Euranet, auquel Radio Prague est associé depuis le début.