Déconfinement : début du retour à la vie « normale » en Tchéquie

Foto: ČTK/Glück Dalibor

Ce lundi entre en vigueur la seconde phase de déconfinement en République tchèque : de nouveaux magasins et services peuvent à nouveau reprendre leur activité ce 27 avril. Les mesures de restriction ne concernent désormais plus les magasins d'une surface de moins de 2 500 mètres carrés, à condition qu'ils aient leur propre entrée et qu'ils ne fassent pas partie d’un centre commercial.

Photo: ČTK/Dalibor Glück
Les salles de sport et de fitness peuvent rouvrir leurs portes (mais pas celles de leurs vestiaires ni des douches), de même que les bibliothèques, les jardins botaniques et zoologiques, ainsi que les auto-écoles. La fin des mesures de restriction pour ces institutions ne signifient toutefois pas une ouverture immédiate au public : la Bibliothèque nationale par exemple, de même que d'autres bibliothèques, doivent encore mettre en place de nombreuses mesures de sécurité et d'hygiène avant de pouvoir accueillir les lecteurs.

Cette seconde étape du déconfinement est toutefois plus ample qu'initialement prévue par le gouvernement puisque ce dernier prévoyait à l'origine l'ouverture de magasins de moins de 200 mètres carrés, et l'ouverture des salles de sport et auto-écoles était prévue pour le 11 mai seulement, jour où l’on devrait pouvoir à nouveau boire une bière à la pression, mais seulement en terrasse. Le port du masque reste obligatoire partout en Tchéquie sauf dans quelques exceptions.

Photo: ČTK/Jaroslav Ožana
Les écoles primaires devraient recommencer à partiellement fonctionner à partir du 25 mai, tandis que le flou persiste quant à la potentielle réouverture des écoles maternelles.

Mardi, le gouvernement entend faire valider par les députés la prolongation de l’état d’urgence du 30 avril au 25 mai. Pour l’instant l’issue du vote reste incertaine et selon le premier ministre Andrej Babis, la fin de l’état d’urgence aurait comme conséquence la levée de toutes les mesures restrictives encore en vigueur.

Reprise partielle de la production chez Škoda Auto

Après Hyundai et avant TPCA, le constructeur automobile Škoda Auto a repris sa production ce lundi dans les trois usines du pays. A l'arrêt depuis le 18 mars dernier, la marque tchèque, filiale du groupe Volkswagen, avait repoussé à plusieurs reprises le retour au travail de ses employés.

Škoda Auto: photo: ČTK/David Taneček
« Nous démarrons à un rythme moins soutenu que celui auquel nous sommes habitués. Nous ne ferons pas les trois huit, nous ne tournerons pas à plein régime et nous mettrons à profit les temps d'arrêt pour laver et désinfecter les outils de travail, il faut tenir compte de la situation », a déclaré à l'agence ČTK Bohdan Wojnar, un des membres du conseil d'administration de Škoda Auto.

La reprise de la production est néanmoins compliquée par le fait que les frontières restent partiellement fermées, notamment à l’usine de Kvasiny où travaillent en temps normal environ 2500 transfrontaliers polonais, qui seraient obligés de passer deux semaines en quarantaine après leur retour au pays.

L’ouverture des frontières, en tout cas de certaines frontières fait actuellement l’objet de discussions entre pays d’Europe centrale. Dans un entretien publié ce lundi matin dans le quotidien Hospodářské noviny, le chef de la diplomatie tchèque, Tomáš Petříček, a indiqué vouloir « ouvrir aux touristes les frontières slovaque et autrichienne à partir de juillet et peut-être d’autres destinations en août ». Le ministre ajoute cependant que « pour les pays les plus touchés, comme l’Italie, la France ou les Etats-Unis, il est trop tôt pour pouvoir dire quand il sera possible d’y voyager ».