Des changements dans le code de la route tchèque

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Les cinq millions de conducteurs tchèques doivent s’adapter à quelques nouveautés dans le code de la route, à partir de ce lundi. C’est notamment la classification des contraventions qui a été modifiée : les infractions sanctionnées par un point ont été éliminées du système, alors que d’autres seront pénalisées par un nombre de points plus élevé. La notion d’avertissement sera renforcée en cas d’infractions mineures, mais elles restent en majorité sanctionnées par une amende.

Parmi les infractions où ne sera plus appliqué le système de permis à point, on peut signaler notamment la conduite en état d’ivresse avec un taux s’élevant jusqu’à 0,3g d’alcool dans le sang ou le dépassement de la vitesse maximale de 10 km/h hors agglomération. Mais ces infractions moins sérieuses seront pénalisées financièrement sur place. Dans le cas d’infractions banales tel qu’un mauvais stationnement, un simple avertissement pourrait suffire.

Jusqu’à présent, les policiers devaient suivre des tarifs pour sanctionner des conducteurs enfreignant le code de la route. A partir d’aujourd’hui, le montant à payer dépendra de l’évaluation de la situation concrète par le policier. Leoš Tržil, le chef de la police autoroutière, explique :

Leoš Tržil
« Il faut souligner que les contraventions qui sont classées par le système des points ne peuvent pas être réglées par une simple avertissement. D’après la loi, ces contraventions doivent être sanctionnées par une amende, donc un avertissement ne suffit pas et une amende sur place doit être infligée, d’un montant compris entre 100 Kč et 2 500 Kč. En tout cas, c’est au policier d’évaluer la situation. »

« On ne peut pas lui dicter le tarif exact des amendes qui déterminerait rigoureusement comment et quand il doit pénaliser, ce serait contraire à la loi. Néanmoins, nous allons juger méthodiquement les situations concrètes en fonction de leur dangerosité. »

Dans le cas d’une contravention pénalisée par une amende, ce sera donc la potentielle menace de la vie d’autrui qui déterminera le montant.

Autre nouveauté dans le code de la route : lorsque l’on souhaite recommencer à conduire après un retrait du permis, il faudra désormais consulter un psychologue. Un examen de quatre heures devrait confirmer que le conducteur est prêt à reprendre le volant. Alois Hudeček, le chef de l’Association des psychologues des transports, explique l’objectif de cet examen :

« Le test psychologique d’un conducteur doit bien sûr déterminer son caractère général : un agresseur pathologique ne peut pas avoir un permis de conduire. Mais le test a surtout un rôle éducatif. C’est-à-dire que le psychologue devrait établir des règles de comportement sur la route pour qu’on évite tout comportement négatif. Il devrait aussi faire remarquer au conducteur ses mauvaises habitudes qu’il peut ignorer ou qu’il ne veut simplement pas admettre. »

Parmi les autres modifications du code de la route, à noter encore l’obligation de mettre les pneus d’hiver de novembre jusqu’à mars si les conditions climatiques l’imposent. Les policiers auront aussi la possibilité d’ordonner un contrôle technique immédiat si l’état du véhicule leur paraît dangereux.