Disque d'Or de Supraphon pour l'album « Karel Kryl - Live »

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Mort il y a treize ans, le 3 mars 1994, à l'âge de 50 ans, Karel Kryl, l'icône tchèque de la chanson anti-communiste, continue à susciter l'intérêt du public dans son pays d'origine. Cette semaine, la veuve du chanteur, Marlen Kryl, a reçu à Prague le Disque d'Or, attribué par la maison de disques Supraphon Music pour un double album live du chanteur, intitulé « Karel Kryl -Live » et vendu à 16 000 exemplaires.

L'album regroupe 22 tubes de ce chanteur poète et guitariste, surnommé « le grand petit homme », qui a passé une vingtaine d'années en exil à Munich. Un enregistrement de plusieurs concerts donnés au lendemain de son retour dans le pays qui venait de retrouver la liberté, notamment de celui de janvier 1990, dans la fameuse salle pragoise de Lucerna.

« Ferme la porte, mon petit frère », « Sa majesté le bourreau », « Salome », « Ange »... ses chansons de révolte contre la dictature communiste, ainsi que celles où il emprunte un ton lyrique, sont redevenues très populaires, auprès de la jeune génération notamment, à l'époque de la Révolution de velours.

Musicien, poète et plasticien, Karel Kryl a également exercé, dans son exil allemand, la profession de journaliste : il a collaboré à plusieurs magazines, mais surtout avec Radio Europe Libre. D'après l'animateur et poète Mirek Kovarik, proche du chanteur, les textes de Karel Kryl sont toujours aussi perçants et d'actualité. « Kryl a été un critique sévère. En inventant l'expression 'démocrature' (un amalgame de mots démocratie et dictature), il n'a pas été loin de notre réalité », a-t-il constaté.

La pochette de l'album « Karel Kryl - Live » contient, à part les textes, les photos et les dessins du musicien. Plus de détails sur sa carrière sur le site multilingue www.karelkryl.cz, conçu par son épouse. Pour acheter le disque, cliquez sur www.supraphon.cz.