Économie/Commerce

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Deux thèmes à ce programme Economie-commerce, un territoire appartenant à la Tchéquie au port de Hambourg. Car la Tchéquie n'a pas de port. Et c'est là son port. Ensuite quelques données sur le recensement en cours dans notre pays.

Le port tchèque à Hambourg ne doit pas servir uniquement au transport. Les sociétés tchèques ont vu se présenter dans ce port une grande chance pour les activités commerciales. Une partie du port de Hambourg, que la République tchécoslovaque a obtenu sur la base des accords de Versailles pour 99 ans, ne devrait pas, selon le ministère des Transports et des Communications, être utilisée uniquement comme port fluvial tchèque, mais aussi à d'autres activités commerciales.

Là est l'objet de l'accord passé, lors de sa récente visite à Hambourg, par le ministre des Transports et des Communications, Jaromir Schling, avec les représentants de cette ville allemande. Selon lui, ce terrain de 28.000 m2 n'est jusqu'à présent pas utilisé suffisamment par les sociétés tchèques. Il ne sert que de port aux bateaux de la Sté de Navigation tchécoslovaque L'Elbe. "Les Allemands s'attendent à ce que nous élargissions nos activités à Hambourg, y compris sur les terrains loués par l'Etat tchèque à long terme à Hambourg. Le port de Hambourg passe actuellement par une vaste rénovation, mais les représentants de la ville ont assuré les représentants tchèques de ce que le territoire tchèque ne sera pas touché et peut être encore utilisé dans la décennie à venir. Selon les projets du ministère des Transports et des Communications tchèque, le territoire tchèque à Hambourg, où se trouvent des bâtiments avec des bureaux, des dépôts et des espaces libres, devrait être utilisé pour la navigation fluviale uniquement à 30 % tandis que les 70% restants devraient être occupés par d'autres activités commerciales. Schling s'est entretenu également à Hambourg de la coopération tchéco-allemande dans la navigation fluviale. Les deux parties sont convenues de ce qu'il faut pouvoir assurer la navigabilité de l'Elbe aussi bien du côté tchèque que du côté allemand durant toute l'année. Dans le programme de développement allant jusqu'au l'an 2010 et concernant les voies de communication en République tchèque, presque 9 milliards de couronnes sont prévus uniquement pour le transport fluvial. Plus des 2/3 de cette somme doivent être consacrés a l'amélioration des conditions de la navigation sur l'Elbe entre la ville Usti nad Labem et Hrensko (frontière). La construction de deux barrages de rétention devrait y contribuer. Après leur finition, ils permettront un niveau de flottaison minimal de 1 m 40cm durant 345.

Puisque nous sommes en pleine période de recensement, disons un mot sur cette gigantesque opération nationale. Et d'abord, un peu d'histoire. C'est le recensement de 1869, qui a fait savoir que la Bohême, la Moravie et la Silésie avaient - dans leurs frontières actuelles - une population de 7.617.230 habitants. C'est le premier recensement moderne du pays. La loi prévoyait alors, pour l'organisation des recensements, une périodicité de dix ans, toujours à la fin de l'année se terminant par un zéro ou éventuellement au début de l'année suivante. Cet usage allait être conservé par la Tchécoslovaquie, et continue de valoir même aujourd'hui. Depuis 1869, les données du recensement ont toujours fait l'objet d'une publication. La loi prévoyait le recensement des habitants présents, ainsi que leur nationalité, l'état civil et la religion ; depuis 1880 même, par exemple, on a ajouté le niveau culturel (l'instruction) et la langue parlée, et de ce fait la composition ethnique. Il était également possible de distinguer les habitants ayant un revenu et ceux dépendants d'autres personnes, ainsi que le classement par branches professionnelles et par appartenance sociale. La position au sein d'une famille par rapport au propriétaire du logement faisait aussi partie du questionnaire. Les recensements des années 1890 jusqu'à 1910, par leur contenu, leur exploitation et par l'étendu des informations publiées sont classés parmi les recensements les mieuxexécutés de leur temps. Le premier recensement en République tchécoslovaque était organisé le 15 février 1921, où le nombre d'habitants était de 13,003.446 dont 10,009.587 en pays tchèque. Il concernait le nombre d'habitants présents, leur profession et leurs biens immobiliers. L'information donnée sur la nationalité devait, entre autres, justifier la création d'un Etat indépendant. Le dernier recensement fédéral du 3 mars 1991 faisait ressortir que 10.302.215 habitants vivaient en Bohême, en Moravie et en Silésie, le nombre total des habitants de la Tchécoslovaquie ayant été de 15.576.550 habitants.

L'Etat tchèque a engagé cinquante mille personnes pour pouvoir recueillir les informations sur l'état et l'évolution de la population en République tchèque. Les statisticiens sont en train de recueillir, à la charnière de février et de mars, des informations sur le nombre de personnes et des conditions dans lesquelles ils vivent dans le pays. Ces informations sont des informations clé pour une évolution à succès de chaque société Les statisticiens auront, grâce au recensement de la population, des maisons et des appartements, les informations sur le nombre d'habitants, leur structure d'âge et d'instruction aussi bien que sur le niveau de leurs logements, une base de données et d'évaluation précieuse. Ils pourront en plus comparer ces chiffres à ceux du recensement précédent et savoir où va la société tchèque et comment ses traits fondamentaux ont changé depuis les dix dernières années. Le recensement est obligatoire par la loi pour tous les habitants. 26 données concernent les personnes, 18 données concernent le logement et le 12 données concernent notamment l'équipement des foyers. La loi ordonne aux recenseurs de conserver le secret des données personnelles qu'ils vont avoir entre leurs mains et les soumet au serment. En cas de violation, ils sont passibles d'une amende de 200.000 couronnes. Les recenseurs ont été choisis par les communes avec accord de l'Institut national des statistiques. Les données personnelles des citoyens qui rempliront les questionnaires seront, après enregistrement, immédiatement effacés de la base de données. Il ne restera que des données anonymes. Attendons donc les résultats de ce recensement pour les communiquer à nos auditeurs

Auteur: Omar Mounir
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