Économie/Commerce

Le président Vaclav Klaus à Omsk, photo: CTK
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La Banque centrale tchèque augmente ses taux d'intérêt - Le gouvernement Topolanek propose son budget 2007 - Pub sur la dette publique - Contrats russo-tchèques - Record de mobilité pour les employés tchèques

La Banque centrale tchèque augmente ses taux d'intérêt

La Banque nationale tchèque (CNB) a augmenté son principal taux d'intérêt de 0,25 point à 2,50%, mercredi, dans la foulée des relèvements décidés cette semaine en Slovaquie et en Hongrie. Le relèvement des taux a plutôt surpris le marché qui prévoyait une augmentation en octobre. Malgré cette hausse, le principal taux directeur de la CNB demeure l'un des plus bas en Europe, avec celui appliqué en Suède. Selon les analystes, une nouvelle augmentation des taux de la CNB est à attendre, d'ici la fin de l'année ou le début 2007.

Le gouvernement Topolanek propose son budget 2007

Mirek Topolanek, photo: CTK
Le nouveau gouvernement du Premier ministre libéral Mirek Topolanek, qui demandera la semaine prochaine la confiance des députés, a présenté lundi un projet de budget 2007 avec un déficit de 91,3 milliards de couronnes (3,21 milliards d'euros). Un budget qui ne respecte pas les critères fixés par le pacte européen de stabilité et de croissance, les fameux critères de Maastricht. "Le déficit budgétaire se situera au niveau de 4% du PIB", a indiqué le ministre des Finances, Vlastimil Tlusty. Le pacte de stabilité et de croissance européen prévoit une limite du déficit public à 3% du PIB par an.

Dans ce contexte, le Parti civique démocrate a averti qu'il serait difficile de maintenir la date d'entrée dans la zone euro, initialement fixée à l'horizon 2010. Dans le même temps, son projet de budget a suscité les critique de la banque centrale qui souhaitait une politique fiscale plus restrictive.

Pub sur la dette publique

Vlastimil Tlusty, photo: CTK
Le ministère des Finances tchèque a par ailleurs publié vendredi dans la presse une annonce pleine page pour informer le public de l'ampleur de la dette publique cumulée du pays, à la suite des évènements survenus en Hongrie. Selon cette annonce, la dette publique cumulée du pays est estimée à 1.300 milliards de couronnes (45,7 milliards d'euros) à la mi-septembre.

"Le ministère des Finances ressent la responsabilité d'informer pleinement les citoyens sur l'état des finances publiques et sur la préparation du budget 2007", peut-on lire dans cet encart publié dans trois journaux locaux. "Dans la situation actuelle, étant donné que d'un point de vue extérieur nous sommes perçus comme une région instable du fait de la situation en Hongrie, l'état critique des finances publiques peut avoir des conséquences de grande ampleur", a déclaré le nouveau ministre des Finances Vlastimil Tlusty dans un communiqué de presse destiné à expliquer les raisons qui ont motivé la publication de ces chiffres.

Contrats russo-tchèques

Le président Vaclav Klaus à Omsk, photo: CTK
Une visite du président tchèque Vaclav Klaus à Omsk en Sibérie occidentale consacrée aux échanges économiques russo-tchèques a débouché sur la signature de contrats pour un total de 200 millions d'euros. C'est ce qu'a rapporté l'agence Interfax. Un contrat de 150 millions d'euros pour lancer la production de bio-ethanol a été paraphé, ainsi qu'un contrat de 45 millions d'euros pour une usine de récipients en verre et un contrat de 12 millions de dollars pour une infrastructure de retraitement des déchets. Les sociétés tchèques ayant remporté ces contrats n'ont pas été identifiées. Un mémorandum pour la modernisation du réseau d'électricité de la ville a aussi été signé. « J'espère que les hommes d'affaires tchèques vont devenir aussi célèbres à Omsk que la star du hockey sur glace Jaromir Jagr », a déclaré le président. Rappelons que pendant la grève de la NHL, le hockeyeur tchèque avait évolué sous les couleurs d'une équipe de la ville d'Omsk, propriété de Roman Abramovic.

Record de mobilité pour les employés tchèques

D'après une étude internationale de Robert Half Finance & Comptabilité, la moyenne d'ancienneté des salariés oscille en Europe entre 5 et 10 ans. 34 % des Belges restent plus de quinze ans dans leur entreprise, contre 7 % au Royaume-Uni. Quant à la République tchèque, elle affiche le taux de mobilité le plus fort : les employés restent seulement 3 à 5 ans dans la même entreprise.