Face à l'augmentation des attaques cybernétiques, les entreprises tchèques s'équipent

Photo: ČT24

Les attaques cybernétiques augmentent chaque année. Elles ont crû de moitié en deux ans partout dans le monde et la République tchèque n'est pas épargnée par le phénomène. Les entreprises du pays dépensent plusieurs centaines de millions de couronnes pour faire face à une menace que le ministère de la Défense dit également prendre au sérieux.

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Le but des pirates est souvent d'acquérir des données personnelles, des mots de passe, des adresses, des numéros de compte en banque... En République tchèque, c'est à cette fin la technique de l'hameçonnage, phishing en anglais, qui est la plus souvent utilisée. Elle consiste à inviter des internautes peu avertis à entrer leurs informations personnelles sur des sites internet falsifiant des domaines dignes de confiance. Directeur du centre national de sécurité cybernétique, Vladimír Rohel explique pour la Radio tchèque qu'il existe une sorte de marché noir sur le net où toutes ces données récupérées sont vendues.

Les entreprises tchèques s'équipent massivement pour faire face à ces nouvelles menaces, principalement à l'aide de logiciels antivirus dont les coûts augmentent régulièrement. Le spécialiste en sécurité informatique Jiří Nápravník estime que ce marché représente en République tchèque, pays où ont été développés les antivirus Avast et AVG, des centaines de millions de couronnes, c'est-à-dire des dizaines de millions d'euros.

De son côté, le ministère de la Défense a indiqué qu'il investirait jusqu'à 500 millions de couronnes par an dans la lutte contre les cyberattaques. Cet argent doit servir à acheter des technologies, à embaucher du personnel et à assurer sa formation. Certains, tels Dušan Navrátil, qui dirige l’Office de la Sécurité nationale (NBÚ), estiment que Prague devrait non seulement assurer sa capacité à se défendre mais également mettre en place un dispositif offensif. Une loi visant à optimiser la réaction face à une menace cybernétique susceptible de toucher les intérêts de l'Etat tchèque est déjà entrée en vigueur cette année.