Grandi Stazioni devra quitter la Gare centrale de Prague

La restauration de la Gare centrale de Prague, photo: Kristýna Maková

La société italienne Grandi Stazioni risque de ne pas se faire prolonger, par les chemins de fer tchèques, le contrat sur l’exploitation des espaces commerciaux de la Gare centrale de Prague. En 2003, la société s’était engagée à rénover les locaux de la Gare centrale, mais à ce jour, la restauration n’a pas été achevée. Le contrat expirera le 16 octobre prochain et ne pourra être prolongé, a informé le quotidien Lidové noviny.

La restauration de la Gare centrale de Prague, photo: Kristýna Maková
En 2003, Grandi Stazioni et les Chemins de fer tchèques ont conclu un accord sur la rénovation des bâtiments historique et moderne de la Gare centrale de Prague. La partie historique, construite dans le style Art nouveau et qui porte le nom de son architecte Josef Fanta, abrite notamment le célèbre café Fanta (Fantova kavárna). Si ce dernier a rouvert en 2015, la société italienne n’est toutefois pas parvenue à achever la rénovation du bâtiment en tant que tel. Le contrat, selon lequel Grandi Stazioni peut exploiter, pendant trente ans, l’ensemble des commerces de la Gare centrale en échange de la prise en charge de la rénovation de celle-ci, a été prolongé en 2013 pour une période de trois ans.

« Le contrat avec la société Grandi Stazioni est valable jusqu’au 16 octobre prochain. Si à cette date les conditions qu’il stipule ne sont pas remplies, le contrat expirera », a indiqué Kateřina Šubová, porte-parole de la Direction des chemins de fer, propriétaire du bâtiment.

Grandi Stazioni explique le retard dans les travaux de rénovation par un mauvais état technique des bâtiments, ainsi que par des changements de règles de construction. A ce jour, la société a rénové les locaux qu’elle utilise à des fins commerciales, à savoir les boutiques et les cafés.

Aussi, les conditions d’exploitation des commerces de la Gare centrale ont changé depuis 2003 en raison de la rentrée en vigueur d’une nouvelle législation en République tchèque. Celle-ci nécessite le lancement d’un nouvel appel d’offres et ne permet pas de renouveler le présent contrat. La société italienne a toutefois compté sur une prolongation de celui-ci pour trente ans. Si Grandi stazioni ne parvient pas à trouver un accord avec ses partenaires tchèques, elle est prête à demander à l’Etat tchèque une indemnisation minimum de 1,2 milliards de couronnes (44,4 millions d’euros).