Immobilier : les Tchèques continuent d’emprunter en nombre malgré la volonté de freiner de la banque centrale

Photo: fantasista / FreeDigitalPhotos.net

Le taux d’intérêt moyen des prêts immobiliers en République tchèque a continué à légèrement augmenter en mai pour s’élever à 2,03%. En fin d’année dernière, ce taux avait atteint un niveau record avec 1,77 %, soit le plancher le plus bas depuis 2003, année depuis laquelle les données font l’objet d’un suivi en République tchèque.

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Les chiffres ont été communiqués ce mercredi par Fincentrum Hypoindexu. Cette remontée s’explique entre autres par l’entrée en vigueur, en décembre dernier, de la nouvelle loi sur le crédit à la consommation, à laquelle les banques ont réagi en augmentant leurs taux. Pour autant, près de 10 500 crédits nouveaux à l’habitat ont été signés en mai, soit, avec mars, le nombre le plus important de ces six derniers mois, et ce pour un volume total de près de près d’un peu plus de 21,1 milliards de couronnes (805 millions d’euros). Depuis le début de l’année, plus de 47 000 prêts ont été accordés par les banques pour un montant de plus de 96 milliards de couronnes (3,7 milliards d’euros), soit 13 milliards de plus (près de 500 millions d’euros) qu’en 2016, qui a pourtant été une année record. Selon les experts, le taux d’intérêt moyen devrait se maintenir autour des 2% dans les mois à venir.

Pourtant, depuis le mois d’avril, la Banque nationale tchèque (ČNB) s’efforce de freiner cette « fièvre » de l’emprunt qui règne en République tchèque ces deux dernières années. Avec la croissance de l’économie du pays, la baisse des taux d’intérêt des crédits immobiliers, mais aussi la hausse des prix de l’immobilier (cf. : http://www.radio.cz/fr/rubrique/economie/immobilier-les-prix-des-nouveaux-appartements-vont-augmenter-de-44-pct-cette-annee-en-republique-tcheque), la ČNB redoute de possibles difficultés à rembourser pour certains si la situation économique devait se dégrader. C’est la raison pour laquelle elle a ordonné aux banques une série de mesures compliquant l’accès aux crédits. Par exemple, les candidats doivent désormais disposer d’au moins un cinquième de la valeur du bien immobilier qu’ils souhaitent acquérir pour espérer obtenir un prêt. Mais les Tchèques redoutant une augmentation plus marquée des taux d’intérêt que celle de ces derniers mois, ils continuent pour l’heure à emprunter en nombre.