• 23/06/2026

    Après que le gouvernement a confirmé, lundi, que le président de la République, Petr Pavel, ne représenterait pas la Tchéquie au sommet de l’OTAN qui se tiendra à Ankara les 7 et 8 juillet, ce dernier a annoncé, ce mardi matin, qu’il avait saisi la Cour constitutionnelle, estimant que la décision du cabinet de l’exclure de la délégation, qu’il a qualifiée de « mesure sans précédent et extrêmement malheureuse » dans un communiqué officiel, constituait une atteinte à ses pérogatives de chef de l’État.

    Lors de ce sommet, la République tchèque devrait ainsi être représentée par son Premier ministre, Andrej Babiš, ainsi que par ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères, respectivement Jaromír Zůna et Petr Macinka.

    La participation de Petr Pavel à ce sommet fait l’objet d’un important différend entre le gouvernement et le Château de Prague depuis déjà plusieurs mois. Ce mardi, la Cour constitutionnelle a indiqué qu’elle était consciente de l’urgence de l’affaire et que son assemblée plénière se prononcerait sur son examen dans le cadre d’une procédure prioritaire.

    Concrètement, Petr Pavel demande à la Cour de déterminer qui est habilité à décider de la participation du président au sommet, d’enjoindre au gouvernement de ne pas empêcher ce dernier d’exercer ses pouvoirs constitutionnels par la création d’obstacles administratifs ou autres, et d’imposer au gouvernement l’obligation d’apporter toute son assistance au président de la République.

    De son côté, Andrej Babiš a qualifié ce recours d’« inutile » et a expliqué que les arguments du gouvernement étaient « clairs ». Selon lui, le président s’est approprié, sous le précédent gouvernement dirigé par le conservateur Petr Fiala, un rôle de leader en matière de politique étrangère. Or, toujours selon Andrej Babiš, son gouvernement dispose de compétences suffisantes et souhaite mener lui-même activement la politique étrangère.

    Par le passé, la République tchèque a été représentée lors des sommets de l’OTAN à la fois par ses chefs de gouvernement et ses présidents. Petr Pavel a pour sa part participé à tous ceux qui se sont tenus depuis son entrée en fonction, tant à Vilnius en 2023 qu’ à Washington en 2024 et à La Haye en 2025.

  • 23/06/2026

    La réunion annuelle portant sur la diplomatie économique et scientifique a débuté, ce mardi, au ministère des Affaires étrangères. Quatre jours durant, les diplomates tchèques en charge des affaires économiques et leurs différents partenaires de l’administration publique, du secteur privé, du monde universitaire et des agences d’exportation sont rassemblés à Prague avec pour objectif de renforcer la coordination des activités économiques extérieures du pays et de s’adapter aux défis actuels dans le contexte international.

    En ouverture de cette réunion, Andrej Babiš a rappelé que son gouvernement entendait mener « une politique économique pragmatique envers tous » sans se « préoccuper du régime en place dans tel ou tel pays ni de la nécessité de le changer ». Le Premier ministre a expliqué qu’il attendait des diplomates  qu’ils s’efforcent « d’établir des contacts personnels afin de développer les opportunités commerciales ». Dans ce cadre, le chef du gouvernement a annoncé qu’il s’apprêtait à se rendre en Algérie pour conclure un accord portant sur la fourniture de gaz, puis en Norvège en septembre prochain, avant une mission qui le mènera en Indonésie et au Vietnam.

    Au sujet des relations avec Taïwan et la Chine, si Andrej Babiš se réjouit des investissements taïwanais en République tchèque, ceux-ci ne doivent pas signifier que le pays se retrouve sur la liste noire de la Chine et perde ainsi les opportunités dont profitent d’autres pays comme la France, les États-Unis ou l’Italie. « Emmanuel Macron y vend 300 Airbus, Donald Trump y vend des Boeing, Giorgia Meloni est là-bas aussi, tout le monde y est, nous devons donc mener la même politique. Nos prédécesseurs ne l’ont pas fait », a-t-il notamment déclaré.

  • 21/06/2026

    La Radio tchèque respecte le droit de ses salariés à faire grève tout en mettant en place des mesures afin d’assurer, dans la mesure du possible, la continuité de sa mission de service public. Selon la direction, le mouvement ne vise pas l’institution en tant qu’employeur, mais constitue une réaction au projet de réforme du financement des médias de service public.

  • 19/06/2026

    La grève prévue lundi  dans les médias publics entraînera un retard d’une minute dans certains programmes de la Télévision tchèque, notamment les journaux télévisés, les émissions d’actualité et les plateaux consacrés à la couverture de la Coupe du monde de la FIFA. En raison d’un mode de fonctionnement réduit, les plateformes en ligne, telles que les sites internet, le télétexte, les services numériques et les réseaux sociaux, proposeront également un contenu plus limité qu’à l’accoutumée.

    La grève se manifestera de la même façon à la Radio tchèque où les stations nationales, régionales et numériques diffuseront par moments un programme commun, tandis que certaines émissions en direct seront raccourcies ou adaptées. Les journaux d’information et les émissions d’actualité seront toutefois maintenus.

    La grève a été lancée par une initiative de salariés de la Télévision tchèque et de la Radio tchèque, avec le soutien des syndicats. Les employés protestent contre un projet de loi approuvé par le gouvernement, qui supprime le système actuel de redevance audiovisuelle et le remplace par un financement via le budget de l’Etat, tout en prévoyant des ressources financières nettement inférieures pour les médias du service public.

    Auteur: Anna Kubišta
  • 19/06/2026

    La Reprezentace a vu ses chances de qualification pour les huitièmes de finale du Mondial de foot s’amenuiser après son match nul 1-1 contre l’Afrique du Sud, jeudi à Atlanta. Les Tchèques avaient pourtant ouvert le score dès la 6e minute.

    Les Sud-Africains ont égalisé sur penalty à la 83e minute. Avec un seul point en deux matchs, les joueurs de Miroslav Koubek devront battre le Mexique lors de leur dernière rencontre de groupe pour espérer ne pas quitter le championnat.

    Auteur: Anna Kubišta
  • 19/06/2026

    Le pays toujours en vigilance canicule ce week-end avec des températures moyennes maximales oscillant entre 34 °C et 32 °C samedi et dimanche.

    Auteur: Anna Kubišta
  • 19/06/2026

    Six des quinze représentants roms siégeant au Conseil gouvernemental pour les affaires relatives à la minorité rom ont annoncé leur démission. Ils protestent contre le transfert de l’agenda de la communauté rom du Bureau du gouvernement vers le ministère du Travail, décidé par le cabinet d’Andrej Babiš. Cette vague de départs intervient quelques jours après la démission de la commissaire gouvernementale aux affaires roms, Lucie Fuková.

    Les personnes démissionnaires craignent un affaiblissement de la politique rom au niveau interministériel et dénoncent le risque de voir les Roms de nouveau perçus principalement sous l’angle des prestations sociales et des problèmes sociaux.

    Auteur: Anna Kubišta
  • 19/06/2026

    La ville de Prague a officiellement lancé jeudi la construction du deuxième tronçon de la ligne de métro D, entre les stations Olbrachtova et Nové Dvory. Long d’environ 3,3 kilomètres, ce segment comprendra trois nouvelles stations : Nádraží Krč, Nemocnice Krč et Nové Dvory. Le chantier représente un investissement d’environ 30 milliards de couronnes.

    Le projet avait été retardé de plusieurs années par des recours administratifs et judiciaires liés à l’appel d’offres. La nouvelle ligne doit à terme relier le quartier Sud de Písnice au centre-ville de Prague et ainsi désengorger les transports dans le sud de la capitale. Selon le calendrier actuel, les premières rames pourraient entrer en circulation au début des années 2030.

    Auteur: Anna Kubišta
  • 19/06/2026

    Le gouvernement tchèque a décidé de se retirer du processus de ratification de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle fait également partie d’une série de mesures discrètement annulées par le cabinet d’Andrej Babiš lors d’une récente réunion gouvernementale.

    La Tchéquie a signé en 2016 la Convention du Conseil de l’Europe prévoyant des mesures de prévention de la violence à l’égard des femmes et de protection des victimes. Le gouvernement d’alors avait donné son accord à la poursuite du processus de ratification en juin 2023, mais six mois plus tard, le Sénat a rejeté le texte, mettant fin à la procédure.

    Selon ses opposants, la convention est superflue et n’apporterait rien que le droit tchèque ne prévoie déjà. Ses partisans estiment au contraire que son adoption constituerait un engagement clair de l’Etat à garantir les services nécessaires aux victimes et à affirmer que ces violences sont inacceptables en Tchéquie.

    Auteur: Anna Kubišta
  • 19/06/2026

    Selon le chef du gouvernement Andrej Babiš (ANO), la Tchéquie ne remplira pas cette année son engagement au sein de l’OTAN de consacrer au moins 2 % de son PIB à la défense. Il a toutefois assuré que le gouvernement soutiendrait une hausse progressive des dépenses militaires dans les années à venir. Selon les estimations de l’Alliance, les dépenses tchèques devraient atteindre 1,78 % du PIB en 2026.

    Andrej Babiš affirme également que le gouvernement précédent de Petr Fiala (ODS) n’avait pas non plus atteint ce seuil, l’OTAN n’ayant reconnu que 1,85 % du PIB en 2025, contre plus de 2 % revendiqués par Prague. Cette interprétation est contestée par l’opposition, qui soutient que l’objectif avait bien été rempli selon les données publiées à l’époque par l’Alliance.

    Auteur: Anna Kubišta

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