Initiative tchèque contre les transports de déchets

Martin Bursik et Sigmar Gabriel, photo: CTK

La République tchèque est toujours menacée par les importations des déchets en provenance de l'étranger. L`Union européenne envisage même de tolérer à l'avenir les transports libres de déchets dans les pays membres. Mais le ministre tchèque de l'Environnement, Martin Bursik, n'est pas d'accord avec ce projet.

Photo: Commission europénne
On n'est pas prêt d'oublier le problème des décharges illégales de déchets allemands sur le territoire tchèque, dont celle de Libceves a alimenté la chronique dans les premiers mois de 2006. La décharge a pris feu à plusieurs reprises et a empesté la commune de Libceves de fumée toxique. Bien que les autorités tchèques et allemandes aient pris, depuis, des mesures pour éviter ce genre d'importations, les décharges illégales existent toujours sur notre territoire et sont un cauchemar, par exemple, pour le gouverneur de la région de Usti nad Labem, Jiri Sulc :

« L'existence de certaines décharges est encore inconnue, dans certains endroits il y a toujours ces espèces de bombes à retardement qui peuvent provoquer de graves problèmes. »

Le ministre tchèque de l'Environnement Martin Bursik a donc assez de raisons pour lutter contre le projet de l'Union européenne de tolérer les transports internationaux de déchets :

« Le fait qu'une technologie ait atteint les meilleurs paramètres et qu'elle réussisse en même temps à profiter de l'énergie des déchets pour la production d'énergie électrique, ne constitue pas encore pour nous une raison suffisante pour justifier les transports de déchets à travers toute l'Europe. »

Martin Bursik et Sigmar Gabriel, photo: CTK
Le ministre tchèque cherche un soutien pour son initiative aussi auprès de son homologue allemand Sigmar Gabriel, avec lequel il s'est déjà entretenu sur cette problématique. Pour l'instant, il se déclare satisfait du résultat de ses pourparlers. Martin Bursik désire surtout éliminer les transports sur de longues distances qui n'ont d'autre motivation que le profit économique.

« Nous ne voulons pas une interdiction générale des transports de déchets en Europe, mais nous désirons donner aux membres de l'Union européenne le droit de décider eux-mêmes s'ils réduiront ou supprimeront complètement ces importations, à l'exception des matières triées comme, par exemple, le papier ou le verre ... »

Martin Bursik désire également s'entretenir sur son initiative avec des représentants des pays du groupe de Visegrad qui réunit la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la Tchéquie.