Jan Evangelista Purkyne

Jan Evangelista Purkyne
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Jan Evangelista Purkyne, célèbre physiologiste, biologiste et médecin tchèque, est né le 17 décembre 1787 au château de Libochovice en Bohême du nord.

Ses études et recherches concernent différents domaines de la médecine. Il a exactement décrit les fibres de l'utérus, du coeur et les fibres nerveuses dans les racines cérébrales et médullaires. Cette dernière étude, il l'a effectuée sur l'homme ainsi que sur les bovins. Le professeur a obtenu d'excellents résultats dans ses recherches physiologiques sur l'oeil. Sa découverte la plus importante sont les Cellules de Purkyne se trouvant dans la substance corticale du cerveau des deux hémisphères cérébraux. Ces cellules sont responsables du maintien de l'équilibre, de la station droite et de la cohésion des membres. Leur disfonctionnement entraîne un balancement, une chute. Grâce à un travail minutieux au microscope, le professeur a également découvert un protiste important qui, d'ailleurs, porte également son nom - Ophryoscolex Purkynjei. Jan Evangelista Purkyne était l'un des fondateurs de la physiologie expérimentale et de l'anatomie microscopique. Il fut le premier professeur de physiologie à l'Université Charles de Prague.

Le professeur naquit dans un château mais c'était un roturier. Son père était l'intendant du domaine de Libochovice et non le seigneur des lieux. J. E. Purkyne fait ses études à la faculté de médecine à Prague. Comme sujet de sa thèse de doctorat, il choisit L'étude de la vue sur le plan subjectif. Cette thèse est le début d'une longue série de recherches. Il est à noter que J. E. Purkyne était son propre cobaye, même pour tester les effets des différents médicaments. Par exemple pour étudier le vertige et ses conséquences, il s'asseyait sur un tabouret et tournait sur lui-même. D'ailleurs c'est lui qui a découvert l'examen vestibulaire, relatif à l'appareil d'équilibre. Actuellement cet examen est pratiqué couramment.

Le monument de J. E. Purkyně au château de Libochovice, photo: Barbora Kmentová
Ses études terminées, le jeune médecin commence à travailler à la faculté de médecine de Prague. A trente-six ans il est nommé professeur à Wroclaw, en Pologne. Il trouvera dans cette ville l'amour de sa vie, la fille de son collègue aîné, de nationalité allemande. Son épouse lui donne deux fils. L'aîné devient botaniste, le cadet, peintre. Malheureusement ce dernier mourra à trente-quatre ans, un coup dur pour son père. J. E. Purkyne passe à Wroclaw presque trente ans de sa vie. En 1850, il est nommé professeur de physiologie à la faculté de médecine de l'Université Charles à Prague. Il donne ses conférences en tchèque et non pas en allemand comme c'était l'habitude à l'époque. C'est un grand patriote. Après la chute de l'absolutisme du baron Alexander von Bach, le professeur fonde le magazine Ziva et la Revue des médecins tchèques. La revue est publiée encore aujourd'hui. Elle est considérée comme la revue la plus lue parmi toutes les publications relatives à la médecine. Le professeur est le premier qui a pris en Bohême l'initiative de rassembler les médecins dans une organisation. A cet effet, il crée l'Association des médecins tchèques. Les étudiants l'adoraient et le vénéraient. Il était courant de les voir se rassembler devant la maison du remarquable médecin au centre de Prague et scander son nom, signe du grand respect qu'ils portaient au professeur.

Jan Evangelista Purkyne donne des conférences jusqu'à la fin de sa vie. Il meurt âgé de quatre-vingts deux ans d'une septicémie urinaire. Mort inutile car il aurait suffit qu'il autorise le recours à un cathéter, acte qu'il a catégoriquement refusé. Sa tombe se trouve au cimetière de Vysehrad à Prague. C'est un cimetière qui est conçu sur le principe du Père Lachaise où reposent des personnalités connues.

Son contemporain, le physiologiste français Claude Bernard, était persuadé que la physiologie était une science qui n'avait pas encore vu la lumière du jour. Mais avant lui ce fut tout de même le professeur Purkyne qui a déjà fait des découvertes sur ce plan. Par contre, il est incontestable que Claude Bernard, directeur adjoint de François Magendi au Collège de France, est bien le premier à avoir commencé à faire des tests sur les animaux et il est l'auteur de plusieurs découvertes importantes dans le domaine de la physiologie. A titre d'illustration, il a prouvé l'existence du sucre dans le foie.