Karel Schwarzenberg à Paris : L’UE devrait parler d’une seule voix au sujet du Caucase

Karel Schwarzenberg, photo: CTK

La France et la République tchèque privilégient les démarches diplomatiques par rapport aux sanctions à l’égard de la Russie. C’est en ces termes que l’agence CTK résume les résultats de la visite éclair que le ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a effectuée jeudi à Paris, et pendant laquelle il a négocié avec ses homologues français et suédois, Bernard Kouchner et Carl Bildt, sur la situation au Caucase. Avant son départ, Karel Schwarzenberg a déclaré pour la Télévision tchèque:

Karel Schwarzenberg, photo: CTK
"La France est un des grands et importants pays de l’Europe auprès duquel nous pouvons tirer des leçons et avec lequel nous avons de très bonnes relations. J’apprécie aussi que mon homologue français Bernard Kouchner lutte depuis longtemps avec persévérance pour les droits de l’homme. Dans ce domaine il y a un grand travail à faire. Je salue le fait que la diplomatie étrangère s’appuie aujourd’hui sur la collaboration, sur les liens, sur les synergies etc. ».

La consultation de ce jeudi semble effectivement illustrer une fois de plus l’effort des trois pays qui assument successivement la présidence de l’Union européenne, la France, la Tchéquie et la Suède, de collaborer étroitement et de concerter leurs positions. Quelques jours avant le sommet extraordinaire de l’Union européenne qui aura lieu lundi à Bruxelles, le chef de la diplomatie tchèque a également tenu à souligner que l’Union européenne devrait parler désormais d’une seule voix au sujet du conflit entre la Russie et la Géorgie… Si cette ambition s’annonce peut-être difficile pour l’ensemble des 27 pays membres, elle l’est encore plus pour la scène politique tchèque, qui demeure divisée sur ce sujet. En effet, rappelons que la vision du président Vaclav Klaus est tout à fait à l’opposé de la position officielle du gouvernement tchèque qui plaide pour « le respect de l’intégrité territoriale de la Géorgie. »