La foire « Le Monde du Livre » : visite au stand français

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C’est l’Espagne qui est l’invité d’honneur de la foire « Le Monde du Livre » qui a ouvert ses portes, jeudi, au Palais Industriel à Prague. La littérature de langue espagnole est représentée à la foire par des auteurs venus d’Espagne mais aussi d’Argentine, du Chili, du Costa Rica, du Mexique et du Pérou. Au total 35 pays participent à cette importante rencontre d’éditeurs, d’auteurs et de lecteurs. Les autres thèmes majeurs de cette foire sont « L’amour et la passion en littérature », « Le livre et le mode de vie » et « Les 50 années de l’égyptologie tchèque ». Vaclav Richter a invité au micro de Radio Prague Laurence Risson, du Bureau International de l’Edition Française, et lui a demandé de présenter le stand français :

«Cette année, une fois de plus, nous avons une très large sélection de livres de jeunesse qui sont d’ailleurs les plus prisés à l’étranger et s’exportent énormément. Les Français définitivement ont une pâte qui s’exporte bien à ce niveau-là. Et cela rend les stands très beaux et très vivants. C’est tourné vers le futur. C’est donc une belle sélection que nous nous sommes efforcés d’avoir là. Sinon, il y a évidement un peu de littérature, un peu de sciences humaines, du droit et des sciences, de façon à ce que d’autres thématiques soient aussi représentées, mais en bien moins grande quantité.»

Les dessinateurs et les auteurs tchèques se considéraient toujours comme de grands spécialistes du livre pour enfants. Aujourd’hui, est-ce donc aussi la spécialité des Français ?

«Ça se pourrait, mais je crois que les graphistes et les illustrateurs tchèques travaillent aussi beaucoup avec les éditeurs français, parce que la production éditoriale tchèque pour enfants est très différente de la française. Elle est plus classique, il y a beaucoup plus de texte, elle est beaucoup tournée vers le conte alors que les Français sont un peu plus modernes, plus contemporains, plus courts aussi en terme de pages. Pour raconter l’histoire de leurs petits personnages il leur suffit de douze ou quinze pages. Voilà, donc c’est un format qu’on ne retrouve pas vraiment en République tchèque. Le Français est naturellement friand de l’école d’illustration tchèque. Je pense qu’il y a énormément de collaboration franco-tchèque à ce niveau-là.»

Vous m’avez dit que cette année l’exposition française à la foire «Le Monde du Livre» est un peu réduite par rapport à l’année dernière. Pourquoi ?

« Bon, je pense que d’une façon générale, tout le monde fait plus attention. C’est la rigueur. Vous savez ce qu’on entend en ce moment. Et ça joue évidemment sur les éditeurs et sur leur façon de gérer leur budget. Il y a aussi énormément de salons du livre. Il ne faut pas l’oublier. Donc, c’est toujours délicat de sélectionner les salons et de choisir ceux auxquels il faut participer. Cette année, en effet, on a eu plus de mal à réunir les titres, à faire réagir les éditeurs. On espère que cela ne continuera pas. On va voir comment arranger ça. Pour l’instant, il faudra voir aussi si le mal est bien ancré ou pas, si c’est une vraie volonté, si c’est structurel ou conjoncturel. »