La France, cinquième partenaire économique de la République tchèque

Miloš Zeman, à la tête d’une délégation de ministres et de 25 chefs d’entreprise tchèques, a débuté ce lundi une visite officielle de trois jours en France. Le motif de ce déplacement est quasi exclusivement d’ordre économique, il s’agit d’encourager les investissements français vers la République tchèque. L’occasion de rappeler quelques données sur les échanges franco-tchèque, alors qu’un plan de partenariat stratégique est actuellement en préparation pour la période 2014-2018.

La France est en effet un partenaire économique important de la République tchèque. Elle représente son quatrième client et son huitième fournisseur. En 2013, les entreprises tchèques ont ainsi exporté pour plus de six milliards d’euros vers la France, selon les chiffres fournis par le ministère tchèque de l’Industrie et du commerce. C’est 5,5% du total des exportations tchèques. A l’inverse, les exportations françaises vers la Tchéquie représentaient environ 3,5 milliards d’euros. La balance commerciale est donc largement positive pour les Tchèques, et ce depuis 2005. Le volume des échanges en 2013 est quant à lui sensiblement le même que celui de 2008, avant la crise économique.

Par ailleurs, les entreprises françaises sont largement présentes en République tchèque où on en dénombre près de 500 employant plus de 100 000 personnes. Entre 1993 et 2012, plus de cinq milliards d’euros ont été investi en Bohême, en Moravie et en Silésie, principalement dans le secteur automobile mais pas seulement. L’investissement de 1,2 milliards d’euros commun entre PSA Peugeot-Citroën et Toyota est jusqu’alors le plus important. Il a permis la construction de l’usine TPCA de Kolín, où 300 000 véhicules sont produits chaque année. A l’inverse toutefois, les investissements tchèques sont relativement faibles puisque la République tchèque est le 25e investisseur en France.

La France et la République tchèque partagent une passion commune pour l'énergie nucléaire. Aussi, le géant français Areva a longtemps été candidat à l’appel d’offres finalement annulé visant à construire deux nouveaux réacteurs à la centrale de Temelín en Bohême du Sud. Le gouvernement tchèque a toutefois indiqué qu’il envisageait de relancer le chantier, ici ou à la centrale de Dukovany. Ces dossiers seront sans doute évoqués par le directeur général de ČEZ, Daniel Beneš, qui est du voyage.