La République tchèque a condamné la reconnaissance par la Russie de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie

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Dans une déclaration publiée mardi par le ministère des Affaires étrangères, la République tchèque a condamné la décision russe de reconnaître l’indépendance des deux provinces géorgiennes de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Si le gouvernement critique Moscou, le chef de l’Etat Vaclav Klaus a lui mis en cause l’attitude de Tbilissi. A quelques jours du sommet de l’UE le 1er septembre à Bruxelles, le président et le gouvernement n’ont pas réussi à adopter une position commune sur le conflit géorgien.

Václav Klaus, Mirek Topolánek, Alexandr Vondra et Karel Schwarzenberg, photo: CTK
C’est le Premier ministre, Mirek Topolánek, qui a informé de cette dissonance à l’issue de la rencontre, mardi, au château de Prague, avec le président Václav Klaus :

Mikhail Saakashvili, photo: CTK
« Nos opinions divergent, néanmoins le gouvernement souhaite que le mandat pour le sommet de l’UE à Bruxelles soit plus ouvert, sans jugement ou évaluation quelconques. »

La rencontre n’a pas fait changer d’avis Václav Klaus, critique envers Tbilissi et son président pro-occidental Saakashvili qu’il rend responsables de la crise :

« Je n’ai publié aucune déclaration forte à l’issue de cette rencontre, tout simplement parce que je refuse de surfer sur la vague actuelle selon laquelle la Géorgie est d’or et la Russie représente tout le mal. »

La position du gouvernement tchèque envers la signature des décrets sur l’indépendance des deux provinces séparatistes par le président Dmitri Medvedev, moins de 24 heures après le vote de la Douma, est à l’unisson avec celle de l’UE et de l’OTAN qui condamnent Moscou. On écoute l’un des ministres tchèques, Cyril Svoboda, ancien chef de la diplomatie:

Dmitri Medvedev et Vladimir Putin, photo: CTK
« Nous ne pouvons pas accepter la solution consistant à prendre par les armes une partie du territoire d’un Etat souverain. »

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Dans la déclaration publiée, mardi, par le ministère des Affaires étrangères, « la RT reconnaît l’intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières reconnues, y compris les deux provinces séparatistes. La RT considère les démarches de Moscou comme étant hors la loi internationale et comme une attaque directe contre un Etat souverain. La RT fait appel à l’UE pour adopter, au sommet convoqué le 1er septembre à Bruxelles par la présidence française, une position commune des Vingt Sept envers la Russie. »

Les priorités tchèques pour ce sommet, précisées par le chef de la diplomatie Karel Schwarzenberg à l’issue de la réunion ministérielle sont les suivantes : la sauvegarde de l’intégrité territoriale de la Géorgie et la reconstruction de son territoire, après le récent conflit militaire avec la Russie.