La République tchèque au sommet économique de l'Union européenne

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Les chefs des gouvernements de 25 pays réunis à Bruxelles pour le sommet économique printanier de l'Union européenne avaient à discuter de deux grands thèmes : la politique énergétique et la libéralisation de l'économie, dans l'esprit de la statégie adoptée au sommet de Lisbonne. Quelle est la position occupée par la République tchèque dans ces deux domaines ?

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Les nouveaux membres de l'Union européenne, donc aussi la République tchèque, ne cachent pas que la libéralisation de l'économie, surtout en matière de libre circulation des services et de la main-d'oeuvre, leur tient à coeur. Le chef de la diplomatie tchèque, Cyril Svoboda, ne peut être plus clair en déclarant :

« Nous sommes, d'une manière générale, des partisans de la libéralisation et c'est aussi l'un des piliers fondamentaux de l'Union européenne. D'après moi, les mesures de protectionisme ne peuvent et ne pourront être profitables à l'Union européenne. Pourtant, je ne crois pas que cette question puisse devenir un sujet de conflit, car la majorité est certainement persuadée que pour l'Union européenne, surtout en ce qui concerne le marché, la libéralisation est indispensable. »

Le chef de la diplomatie tchèque Cyril Svoboda avec Javier Solana, photo: CTK
Ce fut à Lisbonne, il y a six ans, que les chefs d'Etat de l'Union européenne ont adopté la stratégie de la modernisation et de la libéralisation de l'économie. Où en est la Tchéquie dans l'accomplissement des objectifs de cette stratégie ? Selon le rapport présenté par le Centre pour la réforme européenne britannique (CER), elle obtient de bonnes notes dans deux secteurs seulement : le soutien de l'Etat et la concurrence économique et la protection de l'Environnement. Par contre, elle reste très en arrière en ce qui concerne le développement de l'informatique dans la société (très en retard avec seulement 5 % de foyers tchèques disposant de l'internet haut débit) ou les conditions de fondation d'une entreprise. Dans ce dernier secteur, peut-être que la Tchéquie sera obligée d'aller de l'avant, car la moyenne actuelle de la fondation d'une entreprise y est de 45 jours. En effet, les participants au sommet de Bruxelles ont engagé les membres de l'Union à ce que les inscriptions au registre du commerce, dans n'importe quel pays membre, ne durent pas plus d'une semaine. Dans le secteur du commerce des services, la Tchéquie est pour sa plus vaste libéralisation, à la différence d'une grande majorité des membres. Comme les nouveaux membres, elle demande aussi la libre circulation de la main-d'oeuvre, toujours l'objet de restrictions de la part de certains pays. Dans le domaine énergétique, l'unification du marché de l'énergie reste une priorité pour la République tchèque. Elle rejoint donc les vues de la Commission européenne qui a proposé, récemment, cette unification et celles de la majorité des membres de l'Union exprimée au sommet économique de Bruxelles.