La République tchèque se mobilise

r_2100x1400_radio_praha.png

On est unanime à estimer que la riposte américaine aux attaques terroristes est imminente. Au moment de la mobilisation des forces internationales contre le terrorisme, la République tchèque n'entend pas rester à part. Vaclav Richter.

Le ministère tchèque des Affaires étrangères a appuyé la position de l'OTAN d'utiliser l'article 5 du Traité de Washington en réaction à l'offensive terroriste contre les Etats-Unis. La République tchèque serait donc prête, conformément à l'article 5, de répondre aux demandes d'assistance et de prendre part aux opérations militaires contre les terroristes. Le cabinet tchèque de même que les gouvernements des autres Etats alliés, a obtenu les preuves sur la culpabilité de Ben Laden et de ses hommes. Le ministre tchèque de la Défense, Jaroslav Tvrdik, et le président du Sénat tchèque, Petr Pithart, ont annulé au dernier moment, leur voyage en Macédoine. Le Président Vaclav Havel ne convoquera, pour le moment, aucune réunion spéciale au Château de Prague. Il a souligné cependant, lundi, lors de son entretien téléphonique avec le Président Bush, que la République tchèque était prête à aider les Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme aussi sur le plan militaire. La Tchéquie pourrait participer aux opérations notamment en envoyant dans la zone des combats une unité de décontamination chimique, unité qui a fait ses preuves déjà lors de la Guerre du Golfe, et un hôpital de campagne qui s'est fait remarquer en Slavonie de l'Est en 1996 et en Albanie, en 1999, mais aussi la 6ème brigade spéciale. Cette formation spécialisée dans la lutte contre le terrorisme et les opérations d'éclairage serait, d'après le ministre Tvrdik, la meilleure unité de l'armée tchèque. Les soldats de la brigade s'exercent régulièrement en commun avec les membres de l'unité spéciale britannique SAS. Selon Milos Zeman, elle a gagné une compétition des unités spéciales, organisée dans le cadre de l'OTAN. Des mesures de sécurité importantes ont été prises notamment dans les environs des bâtiments américains à Prague et des centrales nucléaires. Le siège de Radio Europe libre s'est transformé en un bastion gardé par des policiers, des parachutistes et des engins blindés, et entouré de modules en béton qui compliquent la circulation au centre de la capitale. Les vendeurs des masques à gaz et d'autres articles de ce genre sont assiégés par les clients et voient augmenter rapidement leurs recettes.