La Tchéquie est depuis trois ans membre de l'OTAN

r_2100x1400_radio_praha.png

Il y a trois ans, la République tchèque entrait à l'OTAN. Cet anniversaire, évoqué à Prague par quelques manifestations officielles, est aussi une occasion pour faire un bilan. Vaclav Richter.

Selon les experts de l'Alliance de l'Atlantique Nord, les trois nouveaux pays membres, la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie, devraient atteindre le niveau des armées de leurs partenaires occidentaux, en 2009. Il reste donc assez de temps pour améliorer le niveau de l'armée tchèque, mais il reste aussi beaucoup à faire. Dans les années 2000 et 2001, la direction de l'OTAN, à Bruxelles, a laissé entendre que les activités déployées par l'Armée tchèque, dans ce sens, n'étaient pas suffisantes. L'Armée tchèque doit être considérablement réduite, modernisée et professionnalisée. Tout cela demande, bien sûr, non seulement une volonté politique, mais aussi beaucoup d'argent. Malheureusement, pour l'instant, la grande partie des moyens financiers de l'armée est engloutie par l'achat discutable et contesté des avions de combat L-159. Par contre, même les critiques sévères apprécient la participation de l'Armée tchèque à des missions difficiles en Bosnie, au Kosovo, en Macédoine et lors de la Guerre du Golphe. On se rappelle, encore, l'efficacité et la précision du travail de l'unité de décontamination chimique tchécoslovaque qui a réussi à détecter au Koweït la présence des gaz toxiques. Rappelons dans ce contexte que, ces jours-ci, les soldats de l'unité de décontamination chimique tchèque arrivent, de nouveau, au Koweït et que, très prochainement, un hôpital de campagne tchèque sera envoyé en Afghanistan où la Tchéquie enverra, au total, 200 soldats. On espère que la réforme de l'Armée tchèque exigée par l'OTAN pourrait s'accélérer, maintenant, grâce à des mesures radicales prises par le ministre de la Défense nationale, Jaroslav Tvrdik. Ce dernier a été nommé à son poste pour sortir l'armée d'une longue crise, aggravée encore par des scandales de corruption et de nombreuses catastrophes d'avions militaires. La réforme entamée par le ministre devrait aboutir à un changement des structures de l'armée, l'achat de nouveaux avions chasseurs, des investissements dans l'informatique et, finalement, à la professionnalisation complète. Avant l'an 2006, le secteur de la défense tchèque, qui compte actuellement 70 000 employés, devrait être réduit de la moitié.