La République tchèque veut être un nœud de transport entre l’Europe et la Chine

Bohuslav Sobotka, photo: Site officiel du gouvernement

Un séminaire intitulé « La nouvelle route de la soie et la République tchèque » était organisé au Sénat à Prague mardi. A cette occasion, le Premier ministre Bohuslav Sobotka a de nouveau soutenu l’idée que la République tchèque devienne un nœud de transport entre l’Europe et la Chine. Par ailleurs, le chef du gouvernement a rappelé sa volonté de faire de Prague un centre en Europe centrale et de l’Est pour les institutions financières chinoises.

Bohuslav Sobotka, photo: Site officiel du gouvernement
« La République tchèque sur la nouvelle route de la soie », titrions-nous le 26 novembre dernier à l’occasion de la visite de Bohuslav Sobotka en Chine (http://www.radio.cz/fr/rubrique/faits/la-republique-tcheque-sur-la-nouvelle-route-de-la-soie). Moins de deux mois plus tard, le Premier ministre a souligné la nécessité de structurer et d’approfondir la coopération économique avec la Chine, mais aussi de faire fructifier les intenses relations politiques dans les domaines de l’industrie, de l’éducation, du tourisme ou encore de l’agriculture. Dans ce cadre, le gouvernement tchèque soutiendra les investissements directs chinois dans l’économie européenne.

De son côté, l’ambassadrice de la Chine à Prague a confirmé que la République tchèque représentait pour son pays « une des destinations les plus importantes pour les investissements chinois ». Dans ce cadre, Pékin entend mettre en œuvre le mémorandum de compréhension et de partenariat signé récemment par les deux parties. Les dirigeants chinois aimeraient développer les échanges dans les secteurs de l’industrie automobile, aéronautique, du génie mécanique ou encore des nanotechnologies.

Enfin, Bohuslav Sobotka a attiré l’attention sur le fait que le besoin des Chinois capables de communiquer en tchèque allait augmenter. C’est pourquoi le nombre d’étudiants chinois dans les universités tchèques devrait croître parallèlement. Le Premier ministre a donc salué l’initiative de l’Université Charles à Prague d’ouvrir un Centre des études chinoises ou le projet visant à la mise en place d’un Centre de médecine chinoise traditionnelle. Le tout sans oublier que quelque 300 000 touristes chinois, un record qui ne demande déjà qu’à être battu, ont visité la République tchèque l’année dernière.