La social-démocratie et l'ODS: des vues différentes sur la Constitution européenne persistent

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Les représentants du parti social-démocrate, principal parti gouvernemental, et du Parti civique démocrate, l'ODS, principal parti de l'opposition, ont du mal à trouver un langage commun en ce qui concerne le Traité constitutionnel européen. La rencontre, ce lundi matin, de leurs leaders, l'a une nouvelle fois confirmé.

Le Premier ministre Jiri Paroubek,  photo: CTK
Y a-t-il lieu de poursuivre la campagne en faveur de la ratification de la Constitution européenne et de lancer dans le pays une consultation populaire? Comme on pouvait s'y attendre, lors de leur échange qui a duré près de deux heures, les deux principales formations politiques tchèques n'ont pas trouvé de consensus sur ces deux questions fondamentales qui alimentent l'agenda « européen » national. « Chacun de nous campe sur ses positions », a déclaré à l'issue de la rencontre le Premier ministre Jiri Paroubek qui soutient la continuation du processus de ratification et qui suit, comme le souligne l'édition de ce lundi du quotidien Lidove noviny, la ligne des Français et des Allemands.

Le chef de l'ODS Mirek Topolanek,  photo: CTK
Mirek Topolanek, chef de l'ODS, considère que le Traité constitutionnel européen est depuis son rejet par la France et les Pays-Bas un « document mort ». Cet avis est partagé par le président de la République Vaclav Klaus, qui n'a d'ailleurs jamais mâché ses mots critiques envers le Traité et qui a même récemment publié une brochure pour développer son argumentation. Quelle solution, pour lui, à la situation actuelle? Il en a proposé une, ce dimanche, dans un débat télévisé : une version minimaliste du Traité, d'une quinzaine de pages, une constitution surtout qui ne s'immisce pas dans toutes les sphères de la vie du citoyen...

Les politologues sont unanimes dans leur constat : le fait que les regards des deux principales figures tchèques, Jiri Paroubek et Vaclav Klaus, sur un thème de politique étrangère de taille, divergent fondamentalement, n'est pas bon pour l'image du pays. Jiri Paroubek, quant à lui, se déclare prêt à « être en contact permanent » avec son principal rival de l'opposition, l'ODS. Une volonté qui semble toutefois ne pas suffir pour surmonter le clivage profond qui existe en Tchéquie entre les partisans et les adversaires du Traité constitutionnel européen et établissant, comme on le voit, une ligne de démarcation entre la social-démocratie au pouvoir et les partis en opposition.