La Tchéquie et la menace terroriste

Anthrax

Vent de panique sur la République tchèque avec la menace de l'anthrax. Trois personnes ont été hospitalisées, mardi, à Liberec, en Bohême du nord. Il s'agit d'employés d'une même société tchèque, Autostar Velimex. Ils ont reçu des lettres des Etats-Unis qu'ils n'attendaient pas. Elles contenaient des menaces et des citations de la Bible.

Anthrax
Vent de panique sur la République tchèque avec la menace de l'anthrax. Trois personnes ont été hospitalisées, mardi, à Liberec, en Bohême du nord. Il s'agit d'employés d'une même société tchèque, Autostar Velimex. Ils ont reçu des lettres des Etats-Unis qu'ils n'attendaient pas. Elles contenaient des menaces et des citations de la Bible. Une employée, qui a été hospitalisée, et qui a ouvert cette lettre, est sous antibiotiques, à des fins préventives. Les tests contre l'anthrax durent encore longtemps. L'armée tchèque devrait disposer de nouvelles méthodes dans les jours à venir. Le ministre de l'Intérieur, Stanislav Gross, a déclaré qu'il n'y a aucune raison de paniquer. Les personnes qui ont reçu des courriers suspects ont été hospitalisées à des fins préventives. Les analyses n'ont pas démontré, jusqu'à présent la présence de l'anthrax, donc les bactéries qui sont à l'origine de la maladie du charbon.

La une de l'actualité dans tous les quotidiens est, naturellement, consacrée à ces éventuelles menaces terroristes. Une chose à retenir pourtant : la déclaration du chef du département de l'hygiène de Prague, Vladimir Polanecky. Il déclare dans le quotidien Mlada fronta Dnes, par exemple :

« Je voudrais appeler l'opinion à garder le calme. La situation, dans notre pays, n'est pas la même qu'aux Etats-Unis. Il ne semble pas qu'une telle situation pourrait advenir. Il convient d'être prudent, certes, mais il n'y a aucune raison de paniquer. La maladie du charbon ne représente pas un véritable danger, en Tchéquie. Il existe aussi d'autres maladies qui pourraient être déclenchées par les terroristes. Il serait difficile de soigner un grand nombre de personnes, dans le cas d'une attaque terroriste bactériologique, mais c'est un problème auquel est confronté le monde entier ».

Un fait est certain : les habitants de la République tchèque prennent la menace d'une guerre bactériologique très au sérieux : 172 informations sur des courriers suspects ont été annoncées, jusqu'à mardi soir. En dépit de toutes les informations qui ont filtré dans les médias du monde entier, il est très peu probable que les bactéries de la maladie du charbon aient été produites en Tchéquie.