Le cinéma tchèque au Festival de Cannes

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2008 restera, au moins pour un an, l’année de tous les records pour le cinéma tchèque au Festival de Cannes. Avec une délégation en hausse d’un tiers par rapport à l’année dernière. Ce sont, cette année, près d’une centaine de professionnels tchèques qui ont fait le déplacement. Le témoignage sur place à Cannes de notre envoyé spécial, Philippe Boudoux.

Cette présence renforcée, de l’avis de chacun des professionnels tchèques présents à Cannes, s’accompagnait du regain d’intérêt de la communauté cinématographique internationale pour la République tchèque. Si les principaux studios pragois étaient là en nombre, comme chaque année, pour tenter d’attirer en Tchéquie des tournages américains et européens, un phénomène nouveau est également à relever, puisque de nombreux producteurs de films tchèques étaient là, ils étaient une vingtaine, avec autant de projets de films sous le bras à la recherche de partenaires et de coproducteurs. De nombreux projets de tournage rendus possibles grâce au nouveau Fonds de soutien au cinéma mis en place en Tchéquie.

Trois films tchèques ont été projetés, cette année, à Cannes. Deux l’étaient dans le cadre du Marché du film. Il s’agit de « Václav », ainsi que d’un documentaire consacré au photographe Jan Saudek. Et puis également un film présenté, lui, en compétition officielle. Il s’agit du film d’animation « Naus » de Lukáš Glaser, étudiant à la FAMU. Ce film a été sélectionné dans le cadre de la Cinéfondation, une fondation regroupant les meilleurs films d’école du monde entier.