Le Commissaire européen en charge de la Santé et de la Protection des consommateurs - compliments et reproches

Le ministre de la Santé David Rath et le Commissaire européen Markos Kyprianou, photo: CTK

En visite à Prague, le Commissaire européen en charge de la Santé et de la Protection des consommateurs, Markos Kyprianou, après sa rencontre avec le ministre de la Santé, David Rath, a déclaré que l'Europe ne devrait pas céder à la panique à chaque fois qu'un nouveau cas de grippe aviaire est dépisté. D'après lui, la Tchéquie est très bien préparée à une éventuelle pandémie.

Le ministre de la Santé David Rath et le Commissaire européen Markos Kyprianou, photo: CTK
Elle dispose de réserves suffisantes du médicament Tamiflu et l'Etat est en mesure de garantir un vaccin pandémique qui serait appliqué à 60 % de la population, dans un premier temps. Le directeur du Service national d'hygiène, Michael Vit, a confirmé les déclarations du Commissaire européen en ajoutant :

« Si nous affirmons que les élevages tchèques ne sont pas contaminés, cela veut vraiment dire qu'ils ne sont pas contaminés. Si nous disons que la préparation des produits d'élevage de volailles à 70 degrés tue le virus, c'est la vérité. Cela veut dire que si la population tchèque respecte les normes d'hygiène, il ne devrait pas y avoir de risques. »

Bonnes notes pour la République tchèque face à la menace de la grippe aviaire, mais reproches en ce qui concerne la lutte contre le tabagisme. En effet, le Commissaire européen a rappelé que la Tchéquie avait signé, en 2003, la Convention générale sur le contrôle du tabac, comme 190 autres pays. Parmi eux 120 Etats l'ont ratifiée, mais pas la République tchèque. L'Union européenne reproche à la Tchéquie de ne pas avoir introduit celle-ci dans sa législation. Le sénateur Jaroslav Kubera explique pourquoi la Chambre haute du Parlement tchèque a refusé cette convention :

« Cette convention n'a rien à voir avec l'Union européenne. Cette dernière dépense 40 milliards d'euros pour le soutien à la production du tabac, alors qu'elle ne dépense que 4 milliards d'euros pour la promotion de la lutte contre le tabac. »

A l'égard d'éventuelles mesures qui seraient décidées contre la Tchéquie par l'Union européenne, si la convention antitabac n'était pas ratifiée, le ministre de la Santé a confirmé que c'était l'affaire du Sénat et au-dessus des forces de son ministère ou du gouvernement.