Le génocide arménien : il y a lieu d'affronter la vérité

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Le génocide arménien a été le thème d'une conférence internationale qui a eu lieu, ce mardi, dans le bâtiment de la Chambre haute du parlement tchèque, sous l'égide de l'ex-président Vaclav Havel. Pourquoi faut-il parler du génocide arménien ? Alena Gebertova a posé la question à l'une des participantes, Hilda Tchoboian de France, présidente de la Fédération euro-arménienne.

« En général, il faut parler des génocides, parce que les génocides sont faits pour être cachés. C'est-à-dire, le crime commis, le criminel, nie le génocide et le cache. C'est une caractéristique de l'ensemble des crimes contre l'humanité et les génocides. Le crime doit venir sur la place publique, la mémoire, la connaissance du crime doit venir sur la place publique, dans la sphère publique, pour que le public sache de quoi il s'agit, parce que tant qu'on cache les crimes contre l'humanité de la conscience publique on risque de répéter, car la connaissance n'y est pas, parce que le public n'a pas la connaissance de la monstruosité de ce qui s'est passé. Donc, parler du génocide arménien, c'est parler de l'ensemble des crimes contre l'humanité ».