Le plan national du passage à l'euro

Photo: Commission européenne

Le gouvernement tchèque a approuvé le plan d'adoption de l'euro. Le document comprend la liste des mesures à prendre pour que la République tchèque puisse adopter sans problèmes la monnaie européenne. Le cabinet a évité, cependant, de fixer la date de cet événement historique.

Mirek Topolanek, photo: CTK
Selon le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, la décision sur la date du passage à l'euro ne peut et ne doit pas précéder l'approbation de la réforme des finances publiques préparée par le gouvernement, réforme qui risque de se heurter à une ferme résistance au Parlement :

« Ce n'est qu'après l'adoption des réformes qu'on peut prévoir l'accomplissement des critères de convergence, ce n'est qu'après qu'on peut élaborer une perspective pour quelques années à venir en ce qui concerne l'adoption de l'euro. Sans l'approbation des réformes cette discussion serait sans fondement. »

Le Premier ministre a esquissé également le calendrier des premières mesures à prendre pour faire démarrer le processus du passage à l'euro :

« Avant la fin juillet, la Banque centrale devrait achever son analyse. La banque devrait entamer ensuite une discussion avec le ministère des Finances. Elle essayera aussi de proposer au gouvernement une date qui dépendra de la réalisation des réformes que nous proposons, afin de savoir si elle est réelle ou non. »

Photo: Commission européenne
Le ministère des Finances estime que la Tchéquie pourrait adopter l'euro en 2012 mais souligne, lui aussi, que tout dépend de la réussite des efforts en vue de réduire le déficit budgétaire et d'assainir les finances publiques.

Le plan national d'adoption de l'euro prévoit l'amendement de certaines lois dont celle sur la Banque nationale tchèque. Selon le coordinateur national pour le passage à l'euro, Oldrich Dedek, on envisage aussi d'adopter une loi qui devrait assurer la continuité des contrats et des accords. Le passage d'une monnaie à l'autre ne devrait donc pas être un prétexte pour la résiliation des contrats. Pour lancer l'euro, le gouvernement envisage d'organiser également une campagne de publicité qui sera différenciée selon les groupes de population. Elle s'adressera notamment aux jeunes, aux handicapés et aux retraités. D'après Oldrich Dedek, ce sont les groupes à risques auxquels le passage à la monnaie européenne pourrait sérieusement compliquer la vie.