Les exportateurs tchèques cherchent de nouveaux débouchés en Turquie et en Iran

Téhéran, photo: Amir1140, CC BY-SA 3.0 Unported

Une délégation d'une vingtaine de représentants de différentes sociétés tchèques s'est envolée ce jeudi à destination de Téhéran où ils espèrent trouver des débouchés pour leurs biens et services. Ce voyage, une première, est l'une des réponses à la détérioration des relations commerciales avec la Russie, du fait des sanctions décidées par l'Union européenne. La Turquie, puissance économique en devenir, intéresse également les exportateurs tchèques.

Téhéran, photo: Amir1140, CC BY-SA 3.0 Unported
L'an prochain, les entreprises tchèques tablent sur une baisse des contrats en Russie de l'ordre d'un milliard de couronnes, plus de 36 millions d'euros, ce qui n'est pas rien. Pour compenser ce manque à gagner, l'Iran, pays qui connaît une relative normalisation de ses relations avec les pays occidentaux, semble être une destination privilégiée.

Les exportations tchèques y représentent un demi milliard de couronnes pour l'heure, soit un montant supérieur à 18 millions d'euros, et le potentiel de développement serait très important, notamment dans le secteur des infrastructures liées à l'eau, dans le domaine pharmaceutique ou encore dans les transports, tels que les chemins de fer ou les tramways.

L'Iran est cependant toujours affecté par la batterie de sanctions économiques voulue par Washington et motivée entre autres par les craintes suscitées par la possibilité que Téhéran ne se dote de l'arme nucléaire. Mais des négociations, difficiles, sont actuellement en cours pour éventuellement les alléger. Côté tchèque, on espère que le marché iranien puisse constituer une porte d'entrée vers l'Irak et l'Afghanistan.

L'Iran n'est pas le seul pays dans le collimateur des exportateurs tchèques, lesquels ont également un œil sur la Turquie. Les missions commerciales tchèques sont de plus en plus fréquentes avec ce pays qui serait la septième puissance économique européenne. Les Tchèques envisagent d'y conclure des contrats dans les secteurs de la communication, des hautes technologies et également des transports.