Les manifestations pour et contre l'interruption de grossesse

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A en croire les sondages, la grande majorité des Tchèques se félicitent de ce que la législation du pays permette l'interruption de grossesse. Un avis que partagent la plupart des hommes politiques et des spécialistes.

A en croire les sondages, la grande majorité des Tchèques se félicitent de ce que la législation du pays permette l'interruption de grossesse. Un avis que partagent la plupart des hommes politiques et des spécialistes. Leur principal argument est le suivant : des mesures restrictives augmenteraient le nombre d'avortements en noir, et par conséquent d'interventions plus dangereuses. Par ailleurs, le nombre d'interruptions de grossesse ne cesse de diminuer en République tchèque : de deux tiers en l'espace des dix dernières années... L'interdiction de l'interruption de grossesse n'a jamais été un thème sérieusement évoqué dans le pays. Il existe pourtant des initiatives qui la réclament. Ce samedi, l'une d'entre elles, qui s'appelle le Mouvement pour la paix, a organisé une manifestation au centre-ville de Prague, en présence de six cents personnes environ. L'interruption est un assassinat - voilà l'un de leurs slogans... Un groupe d'une trentaine de radicaux de gauche a en même temps manifesté, au même endroit, pour le droit des femmes à l'avortement. L'atmosphère a été quelque peu tendue mais, finalement, aucun conflit ne s'est produit...

A propos de la natalité... Le taux de croissance démographique en République tchèque est alarmant. Au cours des cinq dernières années, il y avait dans le pays moins de nouveau-nés que pendant la Première Guerre mondiale, époque de la plus faible natalité dans l'histoire moderne. Jamais encore les pays tchèques n'ont connu une telle dépression démographique, disent les démographes. Néanmoins, les dernières données statistiques donnent lieu à un optimisme modéré : en l'an 2000, on a enregistré en République 1 500 naissances de plus que l'année précédente.