Les municipalités peuvent interdire la prostitution dans les espaces publics

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Les autorités municipales peuvent prendre des mesures restreignant la prostitution sur leur territoire : c'est le sens de la décision rendue par la Cour constitutionnelle tchèque ce jeudi.

Cet arrêt de la Cour constitutionnelle de Brno pourrait contribuer à changer l'ambiance qui règne dans certaines villes ou villages le long des frontières : c'est le constat dressé vendredi en première page par le quotidien Lidove noviny, le lendemain de la décision.

La Cour constitutionnelle devait statuer sur la validité d'arrêtés municipaux pris par les autorités de la ville d'Usti nad Labem en Bohême du nord, arrêtés visant non seulement à interdire la prostitution dans les espaces publics mais aussi à réduire la mendicité et les « manifestations bruyantes ». Le juge constitutionnel a annulé ces deux derniers mais a considéré que le premier concernant la prostitution était conforme à la loi fondamentale.

Conséquence : les autorités des villes et communes du pays peuvent prendrent elles-même la décision d'interdire la prostitution, en tout cas dans les rues et tous les espaces publics.

Les maires des villes défigurées par le tourisme sexuel aux frontières autrichiennes et allemandes se sont félicités de cette décision. A Prague, le secrétaire du maire Rudolf Blazek a indiqué que la capitale l'accueillait très favorablement. Mais il souligne qu'il faut plus que la possiblité de prendre des arrêtés municipaux :

« Il manque une loi qui permettrait de définir exactement ce qu'est la prostitution pour réellement permettre de la réguler »

La dernière fois qu'un gouvernement a tenté de faire passer une loi visant à réguler le plus vieux métier du monde, c'était à l'automne 2005. Un projet de loi que les députés avaient finalement rejeté.