L’heure de la signature de l’accord sur la base radar américaine semble proche

Mirek Topolánek et George W. Bush, photo: CTK

La République tchèque et les Etats-Unis n’ont pas encore adopté une version définitive du texte de l’accord principal relatif à la base radar que les Américains veulent implanter en Tchéquie, dans le cadre de leur bouclier anti-missile. Cet accord serait tout de même bientôt mené à bien. C’est ce qui ressort des conversations qu’ont eues, mercredi, à la Maison blanche, le Premier ministre tchèque, Mirek Topolánek, et le président américain Georges Bush.

Mirek Topolánek et George W. Bush, photo: CTK
Mirek Topolánek a été visiblement très satisfait des entretiens qu’il a eus avec Georges Bush lequel, aux yeux du Premier ministre tchèque, « n’est pas un simple politicien, mais un vrai homme d’Etat… l’homme qui sait persévérer sur ses principes ». D’après ses paroles, il ne reste qu’à préciser trois mots ou un peu plus dans l’accord principal sur la base radar américaine envisagée en Tchéquie.

« Le problème tel qu’il existe concerne le chapitre environnemental. Nous voulons privilégier dans le document la juridiction nationale à ce sujet. Les Américains, en revanche, veulent appliquer certaines lois spécifiques. Mais il s’agit plutôt d’un malentendu que nous arriverons certainement à éliminer pour que tout soit réglé dans quelques jours ».

Lors d’une conférence de presse qui a suivi la discussion à la Maison blanche, George Bush a pour sa part tenu à répéter, une nouvelle fois, que le bouclier anti-missile n’était pas dirigé contre la Russie. Il s’agit selon lui d’un système qui aspire à faire front aux menaces qui existent dans ce XXIe siècle, celles que peuvent représenter les régimes extrêmistes. Et de rassurer que la souveraineté des deux pays concernés par le bouclier – la République tchèque et la Pologne – « devait demeurer sauvegardée ».

L’accord en question qui, selon le quotidien Hospodářské noviny, prévoit la présence de près de deux cents soldats américains dans l’espace militaire de Brdy, en Bohême occidentale, devrait être signé au sommet de l’OTAN qui aura lieu au début avril à Bucarest. Par la suite, il sera soumis au Parlement où son avenir se présente comme assez incertain du fait notamment de la position négative des partis dans l’opposition. Si le Parti social-démocrate insiste sur la tenue d’un référendum, une certaine cacophonie des voix existe également au sein de la coalition gouvernementale. A en croire les sondages, la majorité des Tchèques s’opposent à l’installation de la base radar dans le pays.