Ligue des champions : l’Inter était (vraiment) trop fort pour le Slavia

Inter Milan - Slavia Praha

Sans surprise, le Slavia n’a pas fait le poids contre le finaliste de deux des trois dernières éditions de la Ligue des champions. Trop inférieurs, les Pragois ont été balayés (0-3) par l’Inter à Milan, mardi soir, lors de la 2e journée de la compétition.

Avec Arsenal et Barcelone, qui se déplaceront à Prague en novembre et janvier prochains, l’Inter, plus encore devant son public, apparaissait, sur le papier, comme l’un des trois plus gros morceaux que le Slavia aura à affronter lors de cette Ligue des champions.

Sur le terrain, au-delà même du résultat sans appel, le contenu de la rencontre de mardi à San Siro a lui aussi confirmé que l’écart de niveau et la différence de qualité qui séparent les deux équipes étaient trop importants pour que le Slavia puisse espérer une issue plus heureuse à sa visite chez le vice-champion d’Italie.

D’abord victime d’une erreur monumentale de son gardien international Jindřich Staněk sur une relance au pied dont profitait Lautaro Martinez pour pousser le ballon dans le but vide dès la demi-heure de jeu, puis d’un second but de Denzel Dumfries pratiquement dans la foulée (34e minute), le champion en titre de Tchéquie était déjà mené de deux buts à la mi-temps.

Lautaro Martinez | Photo: Tommaso Fimiano,  ČTK/Gonzales Photo/IMAGO sportfotodienst

Inexistants offensivement, avec un onze de départ sans véritable attaquant, les Pragois, malgré le soutien de leurs quelque 4 000 supporters, ont souffert de la comparaison avec l’une des meilleures équipes actuellement sur le continent.

Et en deuxième mi-temps, après que Lautaro Martinez s’est offert un doublé (65e), bien servi par un Marcus Thuram double passeur décisif, l’Inter, sans forcer, s’est contenté de contrôler un adversaire tchèque finalement pas mécontent de ne repartir de Milan qu’avec trois buts dans ses valises.

Une supériorité dans tous les compartiments du jeu qu’a d’ailleurs aisément reconnue l’entraîneur du Slavia, Jindřich Trpisovský quelques minutes après le coup de sifflet final :

Jindřich Trpišovský | Photo: Tommaso Fimiano,  ČTK/Gonzales Photo/IMAGO sportfotodienst

« Notre plus grand problème a été la transmission du ballon dans le haut du terrain à nos joueurs offensifs. Nous n’avons pas été suffisamment bons sur ce point pour avoir une plus grande possession et cela a fait que nous nous sommes retrouvés constamment ou presque sous pression en étant obligés de défendre. Nous ne sommes pas habitués à ça dans notre championnat. »

« Cela a été un peu mieux en deuxième mi-temps après les remplacements et il est dommage que nous n’ayons alors pas mieux exploité certaines situations de transition offensive. Mais il faut reconnaître que l’Inter a été meilleur que nous sur l’ensemble du match, notamment techniquement. »

Avec un point au compteur après le résultat nul (2-2) concédé à domicile face aux Norvégiens de Bodö/Glimt il y a deux semaines en ouverture de la compétition, le Slavia, qui se déplacera de nouveau en Italie pour y affronter l’Atalanta Bergame lors de la 3e journée, le 22 octobre, peut déjà envisager la suite de cette Ligue des champions avec l’appréhension de ne pas faire beaucoup mieux que son grand rival du Sparta la saison dernière, qui avait terminé la phase de ligue à une décevante 31e place avec seulement quatre points.

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