« Heureuse et fière » : Martina Navrátilová ravie de la finale dames 100 % tchèque à Wimbledon
Ce samedi à 17h00 (heure de Prague), sur le plus mythique des courts de tennis du monde, le Centre Court, Karolína Muchová et Linda Nosková s’affronteront dans un duel tchéco-tchèque en finale du tournoi de simple dames de Wimbledon. Une perspective qui est la garantie de voir une joueuse tchèque remporter le prestigieux trophée pour la troisième fois en quatre ans. Une première historique, aussi, qui enchante la légendaire « Lady Wimbledon », Martina Navrátilová.
« Un succès incroyable » : c’est en ces termes que Martina Navrátilová a exprimé sa joie de pouvoir assister, ce samedi après-midi, à une finale du tournoi du simple dames de Wimbledon 100 % tchèque, après les qualifacations, vendredi, de Karolína Muchová et Linda Nosková, aux dépens respectivement de l’Américaine Coco Gauff et de l’Ukrainienne Marta Kostyuk.
Recordwoman du nombre de victoires sur le gazon londonien, avec neuf titres en simple (pour un total de douze finales, dont neuf consécutives de 1982 à 1990) et onze autres en double (dames et mixte), la légendaire joueuse amériaine d’origine tchèque, née à Prague en 1956 et qui a retrouvé sa nationalité tchèque en 2008 trente-trois ans après en avoir été déchue par l’ancien régime communiste tchécoslovaque suite à son exil aux États-Unis, continue de suivre attentivement les performances des joueuses de son pays d’origine.
« Maintenant, je peux être tranquille et juste profiter du moment présent, car nous aurons de nouveau une gagnante tchèque. Je vous le dis, les Tchèques montrent à Wimbledon de quoi elles sont capables. C’est tout simplement formidable », a-t-elle expliqué aux médias tchèques.
Si Muchová disputera à 29 ans la deuxième finale d’un tournoi du Grand Chelem de sa carrière, après sa douloureuse défaite contre la Polonaise Iga Swiatek à Roland-Garros en 2023, il s’agira en revanche d’une grande première pour sa compatriote, de huit ans plus jeune qu’elle et aux côtés de laquelle elle avait atteint les demi-finales du tournoi olympique du double dames à Paris en 2024. « C’est une occasion à saisir pour les deux joueuses, a estimé Navrátilová. Linda n’a encore que 21 ans, et même si elle ne gagne pas, elle aura encore plein d’autres occasions. Karolína, elle, va bien et n’a plus les ennuis de santé qui l’ont souvent freinée dans sa carrière. Je suis très heureuse et fière ! »
Depuis le dernier sacre de Navrátilová en 1997, trois autres joueuses tchèques ont remporté Wimbledon : Petra Kvitová à deux reprises (2011 et 2014), Markéta Vondroušová (2023) et Barbora Krejčíková (2024). Karolína Plíšková avait également atteint la finale en 2021.
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À noter que s’il s’agira, ce samedi, de la première finale 100 % tchèque dans un tournoi du Grand Chelem de l’histoire, en 1986, Hana Mandlíková avait affronté Navrátilová dans une finale de Wimbledon déjà au fort accent tchèque, mais cette dernière possédait alors la nationalité américaine depuis cinq ans. De même, chez les hommes cette fois, la finale de l’Open d’Australie en 1989, avant donc la partition de l’État commun tchécoslovaque, avait proposé une affiche entre le Tchèque Ivan Lendl et le Slovaque Miloslav Mečíř.








