Moteur de l’économie tchèque, l’industrie automobile redémarre très lentement

Фото: ČTK/Ožana Jaroslav

L’entreprise sud-coréenne Hyundai a repris sa production ce mardi après trois semaine de pause. Il s’agit du premier des trois grands constructeurs automobiles présents sur le territoire tchèque à remettre en route ses chaînes de montage.

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Même si elle n’est que progressive, la reprise de la production sur le site de Nošovice dans la région de Frýdek-Místek en Moravie marque un tournant dans l’industrie nationale, quasiment à l’arrêt depuis la fin du mois dernier. Elle concerne une douzaine de milliers de travailleurs en tout – 3300 employés du constructeur et 8700 personnes travaillant pour les sous-traitants, selon le porte-parole de Hyundai.

La direction de Hyundai assure que les mesures de sécurité sanitaire ont été renforcées pour limiter au maximum les contacts entre employés et que le site sera désinfecté pendant la nuit, la production nocturne n’ayant pas encore repris. L’usine tchèque, où ont été produits 309 500 véhicules en 2019, est la seule usine de Hyundai dans l’UE.

L’usine tchèque de Toyota Peugeot Citroën Automobile (TPCA), installée à Kolín en Bohême où travaillent environ 2500 personnes, reste en revanche fermée. Initialement, TPCA avait planifié une reprise le 17 avril, mais l’arrêt de la production a été prolongé mardi jusqu’au 4 mai.

Quant au plus important des constructeurs automobiles du pays, Škoda Auto, filiale du groupe Volkswagen qui emploie près de 34 000 personnes, les trois usines de Bohême (Mladá Boleslav, Vrchlabí et Kvasiny) sont elles aussi encore à l’arrêt. Pour l’instant, la reprise de la production est prévue le 27 avril. Škoda Auto utilise entretemps ses imprimantes 3D industrielles pour la fabrication de masques FFP3 dans un de ses ateliers.