Poursuite des négociations sur la formation du gouvernement
Pour l'instant, tout semble aller pour le mieux, en ce qui concerne la formation du gouvernement, après les législatives. Quelques heurts apparaissent pourtant.
La social-démocratie, qui était au pouvoir, avec un cabinet minoritaire, depuis 1998, fait tout pour arriver à former un gouvernement majoritaire, avec le partenaire qu'elle a choisi, après avoir remporté les législatives de cette année. Le président du parti, Vladimir Spidla, avait déclaré, tout juste après les élections, qu'il ne comptait pas faire traîner les négociations sur la composition du nouveau gouvernement. Ses paroles semblent s'accomplir, car lors du second volet des entretiens, le programme proposé par la social-démocratie a été, en principe, adopté comme base des négociations sur la formation du gouvernement : celui-ci devrait être composé des sociaux-démocrates et des partis de droite de la Coalition, donc des chrétiens-démocrates et de l'Union de la liberté/Union démocratique. Les observateurs affirment que beaucoup de points du programme gouvernemental proposé par la social-démocratie pourraient devenir des sujets de litiges entre les partis qui formeraient le cabinet. Pour l'instant, il semble, pourtant, que les acteurs de la future scène gouvernementale tentent d'oublier leurs différends éventuels. Il y a en a, en effet, puisque la social-démocratie est une formation de gauche, alors que la Coalition représente, plutôt le centre-droite, voire la droite. Une petite entorse à la bonne entente vient d'apparaître. Le vice-président de la social-démocratie, Zdenek Skromach, encore avant les entretiens de lundi, a déclaré qu'il ne voulait pas d'Ivan Pilip, vice-président de l'Union de la liberté/Union démocratique, au sein du gouvernement. La raison ? Pilip n'a pas été élu, aux législatives. Ce dernier a laissé entendre qu'il ne ferait pas obstacle à la formation du gouvernement, donc qu'il ne tenait pas, à tout prix, à un poste de ministre (il était pressenti pour les Finances). Les informations qui ont filtré, sur la composition du cabinet, révèlent que les unionnistes n'auraient qu'un seul ministre, Vladimir Mlynar, à l'informatique... N'anticipons pas, car il faut d'abord adopter le texte d'un accord de coalition. Cela devrait être pour la semaine prochaine.






